AVRIL/MAI 1991

Du Mardi 26 Mars au Mercredi 8 mai 1991

RETOUR À SALVADOR

Du Jeudi 2 Mai au Mercredi 8 Mai 1991

Jeudi 2 Mai 1991

Retour de la micarêta

Je suis revenue de la micarêta de Morro do Chapéu avec le groupe par un bus de nuit affrété.
On est arrivé dans la maison de Raul à 5 hres du matin. J'ai été réveillée en sursaut, j'étais encore sous l'effet du somnifère.
Je me jette aussitôt dans le lit et je dors jusqu'à 10 hres.

Le temps est moche. Je suis pas en forme du tout. Je reste à l'intérieur jusqu'à ce que Chelito m'emmène vers 15 hres pour me montrer le quartier. Je la lâche à Amaralina et je reviens à pied, pour marcher. Ce n'est pas très loin. Je passe par le supermercado. Il y a un monde fou. Je pense que c'est parce qu'on est le 2 mai et que tout le monde dépense de l'argent le premier jour du mois. Quand je rentre vers 18 hres, je fais connaissance avec la sœur de Raul. Repas de gâteau au chocolat.

Soirée, rien de spécial. Raul et Renan rentrent. Je me suis couchée à 23 hres.

Vendredi 3 Mai 1991

Le temps est maussade. Il a plu cette nuit. J'ai été réveillé par le téléphone qui a sonné et je me suis levée à 8h15. Tout le monde dort, excepté Isis leur fille de 10 ans. Je traîne à la maison parce que le temps est moche toujours. Je sors à 10h30. Je vais à Barra à l'hôtel voir s'il y a une lettre envoyée par Gérard. On avait convenu qu'à son arrivée à Paris, il me donnerait des nouvelles par courrier. Pas de lettre de Gérard.

Dès que je suis sortie de l'hôtel, pluie, pluie pluie. Je vais au Shopping Barra et je passe toute la journée dans le shopping. J'ai dépensé beaucoup d'argent... Je sors à 15h30. Il pleut averse.

Retour. Dîner : poisson. Arrivée du frère de Raul, Carlito. Courrier.

Samedi 4 Mai 1991

Réveil en fanfare. Isis vaeut aller à la praia. Il fait beau. C'est un réveil expéditif car on va à la plage de bonheur ici. On part vers 9h30/10h30 à la plage. Raul lui, il n'y va que pour courir, il n'aime pas le soleil. Chelito prend un peu le soleil mais déteste se baigner. La plage c'est celle après Corsario, elle s'apppelle Jatupaça. Il y a quand même des vagues, moi je n'aime pas ça les vagues. Mais j'en profite bien. Ils rentrent à 12h45 et moi je reste à la plage.

Je reste seule jusqu'à 15h25. Là le soleil décline et comme je n'ai jamais fait ce chemin en bus, je rentre. Je prends le bus campo Grande. Je trouve très facilement l'arrêt après la le ministère do Exército devant Unimar (avant le McDonald's). J'ai encore eu un problème de troco (de monnaie, ils n'ont pas de monnaie à rendre !).

Je bois un jus d'orange avec un pastel. Retour 16 hres.

Festa de noivada

Ce soir, vers 20h30, Chelito m'emmène avec elle à une fête chez sa maman à Canela. C'est a festa de noivada de la plus jeunes sœur de Chelito, Ana Paula, (ses fiançailles!). C'est un appartement énorme, l'ascenseur arrive directement dans l'appartement, une fête grandiose, tout le monde est très habillé. Il y a un grand buffet, et... un maître d'hôtel. Je rencontre plein de personnes qui parlent français. Je suis rentrée à 1h30 du matin.

Dimanche 5 Mai 1991

Réveillé à 8h30. Tout le monde dort très tard dans cette maison. Temps très maussade. Encore un jour sans plage ! J'y vais quand même à Amaralina, mais il y a des pivetes (c'est connu), et personne ne se baignent. Il n'y a que des gamins qui jouent au football. Il fait nuageux.

Après j'envisage d'aller chez Ana-Lúcia et Gio, mais au retour on déjeune : salade de crevettes et discussion sur le travail. C'est seulement à 16 hres que Chelito ne donne la carona jusqu'à Pituba. J'attends Ana-Lúcia très longtemps. Elle rentrait de l'aéroport. Il est tard, 20h45, alors je décide de prendre un taxi, 1050 cz jusqu'à la maison à Rio Vermelho.

Lundi 6 Mai 1991

Beau temps. Soleil. Très belle journée. Je vais à la plage du Porto da Barra. Si j'avais connu cette plage plus tôt ! Ici on peut nager. Il y a uma fossa (fosse), c'est comme un lac, tranquille. Et assez de monde pour laisser mes affaires sur la plage quand j'y suis seule. J'y reste jusqu'à 14h30.

Puis je passe à l'hôtel Villa Romana. Il y a une lettre de Gérard qui m'attend.

Je prends un jus d'orange. Je pars à 16h30 pour le Pelourinho. Il n'y a pas de bus, y en a marre d'attendre, j'abandonne. Je pars à 19h/19h30 direction la maison.

Le soir jane, amie de Vânia, passe à la maison pour me remettre une lettre de Vânia. Elle est sympa avec un cheveux sur la langue. Un peu style Vânia. Je me couche à 23 hres passées.

Mardi 7 Mai 1991

Après une des plus belles journées de Salvador, le temps a changé. Les nuages arrivent à une vitesse folle. Matin, vite, je vais au supermercado où je ne trouve pas le feijão que je cherchais. Je pars à la recherche d'une boutique de fleurs. Obligée d'aller jusqu'au Largo de Santana, où là je trouve. Retour en bus avec le pot de fleurs.

Puis rapido, je pars à la plage du Porto da Barra. Les bus qui passent par Victoria passent par le Porto.

Le temps n'est pas glorieux, mais j'arrive quand même sur une plage bien remplie, à bronzer, à nager, trois fois dans une mer super. Les nuages arrivent et je pars à 14h15 à peu près vers le shopping Barra. J'achète un short vert à C&A et un autre en nylon pour sortir de plage, et une grammaire portugaise. Quand je sors il semble qu'il a beaucoup ,beaucoup plu.

J'arrive à passer sans une petite pluie fine, et j'attends le bus. Quand je monte dans le bus, la pluie est diluvienne et quand je sors, la pluie s'arrête. J'ai eu beaucoup de chance. Parce que Chelito me dit qu'il a plu beaucoup, beaucoup.

Je prends une douche, et boom, coupure d'électricité dans deux rues. J'étais en train de faire mes bagages, on se met à vivre à la bougie, et ça dure longtemps, deux heures.

Vers 20 hres/20h30 on dîne : omelette de légumes, viande et camarão séchées. Et salade, et jus de Maracuja.

puis je finis les bagages et on se met avec Raul à la "ultima hora" à travailler sur le release (le dossier de pre'sse que je dois emmener en France) de la Companhia Clic. Et ensuite on copie la vidéo ,jusqu'à minuit...

Je suis morte de sommeil, et voilà qu'une fin une fois couchée, impossible de m'endormir au moins jusqu'à 3 hres/4hres du matin. J'ai pris un somnifère.

LE RETOUR VERS PARIS

Mercredi 8 Mai 1991

DE SALVADOR À RECIFE

Réveillée par Chelito à 8 hres pour partir à 8h30. Le temps est au soleil et à la pluie. Tout va vite. On passe au bureau prendre les cartaz (les affcihes de Companhia Clic), puis au marché acheter plein de feijao, farinha, cajou, des crevettes sèches. Puis on passe chez Ana-Lúcia où j'ai oublié le pull de Gérard. Et en plus elle me donne un gros paquet à envoyer à Rosa, en France.

Ensuite j'achète un hamac sur le chemin de l'aéroport. 10 000 cz. Un super hamac. Et Raul en achète un aussi.

Arrivée à l'aéroport à 10h45. C'est bien, l'avion part bien à 10h55. Il décolle.

Arrivée à Recife à 11h50. 20 minutes pour attendre les bagages.

À l'aéroport de Recife longue attente pour me débarrasser de mon sac. J'ai droit à un ticket, un coupon pour "almoço", un déjeuner gratuit à l'aéroport, quoi.

DE RECIFE A LISBONNE

Le plus dur c'est cette longue attente entre les deux vols, et d'attendre 16 hres que l'enregistrement des bagages commence. J'ai pu laisser mon sac avec ceux d'autres passagers au guichet de la VASP. En fait, ce n'est qu'à 15h30 que La queue commence à se former pour le vol de 19 hres.

Et je ne suis pas la première. Pour payer la taxe, re-problème de troco et je m'énerve. J'achète des "polpas de frutos congeladas", que j'ai fait voyager... dans les frigos des avions.

On entre dans la zone internationale à 17 hres. Après ça, ça va vite.

Je voyage avec un couple qui est allé déposer une inscription d'adoption à João Pessoa. Et un autre qui rentre avec une petite fille de deux mois, adoptée. Je dors. Mais c'est peu parce que le décollage à 19h30...

Repas : poisson excellent avec deux bouteilles de vin portugais Dão.
Et à 3h30 du matin, réveil pour le petit déjeuner !

DE LISBONNE A PARIS

L'arrivée est à l'heure à l'aéroport de Lisbonne. Je fonce au premier étage pour trouver des coussins pour m'allonger, et ensuite j'achète du vin de Porto, et je discute avec deux couples.

Vol Lisbonne à Paris OK. Lunch.

À l'arrivée, oh surprise ! Toute ma bande brasileira, mes amis de Paris, était là. Vânia Jana, Marçal, Jean-Pierre, plus les propriétaires de Tânia. Ils sont là dans l'aéroport. C'est complètement dingue.

Du coup je ne prends pas de taxi. On rentre tous en RER, et je ne vois pas le temps passer, je n'ai plus de notion d'heure.
Ma maison m'est complètement étrangère, je l'ai complètement oubliée. Il fait beau à peu près 16°/12°.