AVRIL/MAI 1991
Du Mardi 26 Mars au Mercredi 8 mai 1991
LE NORDESTE ENTRE NATAL ET SALVADOR
Cette année je pars avec mon ami Gérard, un peu plus en touriste, en voyageuse en tout cas, car je voudrais visiter une partie de la côte du nordeste qui est "au dessus" de Salvador, une côte de longues et belles plages propices aux baignades et bains de soleil, pour terminer dans l’état de Bahia et sa capitale, Salvador, où je pense revoir mes amis de la Companhia Clic.
Dans cette région où les premiers Européens sont arrivés, les marques du passé sont partout : des églises baroques, des places tranquilles de villages, des forteresses, des sobrados, des azulejos, des fontaines (chafarizes)...

Nous avons décidé d'arriver à Recife et nous avons acheté un vol AR TAP vers Recife.
On va aller de ville en ville en bus. On terminera par Salvador. De là Gérard va rentrer un peu plus tôt que moi, et je resterai avec mes amis de la Companhia Clic. Donc on a acheté déjà nos vol nationaux VASP Salvador-Recife pour le retour.
Malheureusement à cette époque mes photos devaient être en dipositives, et je me suis rendue compte que je n'avais rien tiré sur papier. Alors évidemment toutes les photos de cette page ont été trouvées dans Internet, et je le mentionne.
Du Mardi 26 Mars au Lundi 15 Avril 1991
Mardi 26 Mars 1991
DE PARIS À RECIFE
Vol TAP PARIS - LISBOA - RECIFE
Pas de retard au départ. Repas. Vol de 2h 10 pour Lisboa, on a une heure en moins à Lisboa.
3 heures de transit à Lisbonne.
L'avion repart à 0h30 mais en fait il est 1h30 avec le décalage. J'ai sommeil.
Deuxième repas, et je dors.
Petit déjeuner avant Recife. Vol arrivé à l'heure.
Voilà on est à Recife, c'est la capitale de l'état du Pernambouco.
Ce nom "Pernambouco" vient de la langue amérindienne tupi, il s'écrivait autrefois "ParAnambuco", car il est formé par les mots "Parana" désignant un "grand fleuve" et "ambuc" désignant un "bras de mer".
Recife tient son nom des récifs de grès sur lesquels se brisent les vagues de l’océan Atlantique. Elle est la capitale la plus ancienne du Brésil, fondée en 1537. Recife est la cinquième agglomération urbaine du Brésil avec 3,7 millions d’habitants. C’est le principal centre économique et touristique de la région, une ville tournée vers la culture et le tourisme, mais aussi vers l’industrie et l’activité portuaire grâce à son port de Suape. |
Comme pour d’autres villes brésiliennes, son essor culturel et architectural lié à l’exploitation de la canne à sucre attira les artistes de tous les horizons. Ils créèrent un centre-ville d’une richesse et d’une splendeur incomparables. Surnommée la « Venise tropicale » en raison d’un grand nombre de ponts et de canaux, la ville de Recife possède de magnifiques monuments d’architecture coloniale et s’enorgueillit d’un carnaval à la renommée mondiale. |
On ne compte pas dormir à Recife, trop grande ville, mais filer direct vers Olinda, qui est au nord de Recife.
Enfin, direct, c'est beaucoup dire.
A l'aéroport on prend le bus de l'aéroport, 50 cruzeiros, ça coûte rien du tout... pour rejoindre le centre ville de Recife.
Mais on a fait le tour de la ville ! Il ne s'arrête pas vraiment au terminus, il fait un grand tour et il recommence aussitôt...
L'arrêt se fait au niveau de la préfecture.
Et là, on voudrait prendre un taxi pour rejoindre Olinda.
Il n'y a pas de ponto de taxis, mais il y a beaucoup de taxis qui passent dans la rue.
Le taximètre est réglé sur le n° 1 dans Recife, et il passe au compteur 2 dès qu'il sort de Recife quand il roule sur la route en direction de Olinda. On a payé 1000 cz, 10 FF.
1 ère étape : OLINDA - 1 nuit
Mercredi 27 Mars 1991
Recherche d'hôtel...
On a un peu de problème pour trouver un hôtel.
→ La pousada Flor... c'est un peu dortoir.
→ La pousada São Francisco c'est bien près de la mer, mais c'est à 2 km de la ville.
→ L'alberghia de Olinda ,c'est dortoir.
→ Alors on se décide pour la pousada Quatro Cantos.
Elle est très bien. En plein centre historique. On a une chambre de deux pour 5640 cz.
C'est une chambre à deux lits et la salle de bain est dans le couloir, face à la porte. + 10 % de taxes ce qui fait 6204 cz.
Après-midi : visite de la ville, églises, peintre.
Il y a vingt églises baroques, des bâtiments coloniaux, des jardins, des couvents, et les nombreuses petites chapelles.
Olinda a été déclarée en 1982, patrimoine mondial de l'Humanité par l'UNESCO.
Et après, on s'écroule et on s'endort à 19h30.
2 ème étape : NATAL (Rio Grande do Norte) - 4 nuits
Jeudi 28 Mars 1991
De OLINDA à NATAL
Je me suis réveillée à 22h30, puis à 3 hres, et on a émergé à 5 hres du matin.
On décide de partir pour Natal par le bus de 11 hres.
On prend un taxi jusqu'à la station de métro, 1400 cz (28 FF).
Puis on prend le métro 30 cz. Très bien, mais des rampes ! Et il faut porter le sac...
Le bus de 11 heures est lotado ! (plein). C'est le week-end de Pâques.
Alors on attend jusqu'au bus de 12 heures. Il part à 12h et il arrive à 16h30 à Natal.
On traverse des champs de canne à sucre en monoculture dans le Pernambuco, et ensuite le paysage change.
Je voyage aux côtés d'un étudiant en géographie très sympathique.
En 1535, le roi D. João III accorda la capitainerie du Rio Grande do Norte à João de Barros.
En 1822, lorsque le Brésil obtint son indépendance de l'Empire portugais, le Rio Grande do Norte devint une province et, avec la chute de la monarchie et la proclamation de la république en 1889, la province devint un état, avec Pedro de Albuquerque Maranhão comme premier gouverneur.
En raison de son climat semi-aride sur une partie de la côte nord, le Rio Grande do Norte a bénéficié de l'industrie du sel au 19 ème siècle. Il est responsable de la production de plus de 95 % du sel brésilien.
Natal est la capitale de l'État du Rio Grande do Norte, et borde l'océan Atlantique. Natal a été fondée le 25 décembre 1599, le jour de Noël, d'où son nom. Son littoral, d'une longueur approximative de 400 km, est l'un des plus célèbres du Brésil. |
Au début du 20 ème siècle, Natal était une étape de l'épopée de l'aéropostale (tronçon Dakar-Natal). Natal est portée par l'industrie du tourisme. Son principal attrait, la Forteresse des Rois Mages, construite par les Portugais au 16 ème siècle. |
Difficile de trouver un hôtel. On est à Praia das Artista, en bord de mer.
→ Pousada Maria Bonita, 6500 cz, pour une suite avec salle de bain privée, ou 4200 cz la chambre à deux lit.
Très bien. Dans la ruelle qui contourne l'hôtel Othon.
→ NB : une autre guesthouse qui paraît bien, qui est encore plus loin que la nôtre, la pousada do Forte.
Le soir, promenade au bord de mer et repas au Chaplin.
Très bon. Poisson grillé et 1 litre de vin de Riesling du Sud. Ça fait 40 FF. par personne.
Couchés à 22h.
Vendredi 29 Mars 1991
C'est le déluge de pluie.
Petit déjeuner très local : crêpes de tapioca, cuscus, pudim de coco, mais cuscus j'aime pas trop (c'est du cuscus de mais).
Ce matin beaucoup de pluie. Ça s'arrête à peu près à 13 hres.
Gros problème de change car c'est un pont férié, et on ne trouve pas de changeur ouvert.
On arrive à changer à l'hôtel Othon avec un Américain.
On arrive à manger du poisson après nos promenades.
Dimanche 31 Mars 1991 - NATAL - PONTA NEGRA
Réveillée toujours à 5h30. Petit déjeuner à 7hres. Pour aller à Ponta Negra, on attend encore 30 minutes le bus, et on va jusqu'au terminus de Ponta Negra. C'est dimanche il y a beaucoup de monde sur les plages. On s'installe dans une barraca. On prend de la cerveja et des batatas fritas. On y reste un bon moment.

Praia do Ponta Negra - Image d'Internet
Puis on marche plus en avant, et on s'installe bien plus loin, face a l'hôtel Jacuma.
Là, devant la Concessão latina, on fait connaissance avec un Paulista, Sérgio, dont le grand-père est français.<
On s'en retourne par le bus de 17 hres. On sait où s'arrêter sans problème.
Lundi 1 er Avril 1991 - NATAL
On va au Centro à pied. On traverse des maisons très pauvres.
On a quelque problème pour trouver le Turismo, l'office du tourisme, qui a changé d'adresse :
Avenue Deodoro n°249 /Petropolis
Tel : 221 14 52 /14 53/14 55
Mais il va déménager au Centro de Convençoes
à Ponta Negra, au niveau du premier hôtel.
On n'y passe un moment. Puis on fait le centre artisanal.
Les sucos (jus de fruits) sont excellents, de macaúba, cajà, et du queijo colhado.
Puis on va changer des dollars à 265 cz, chez Natal Tours, qui ouvre à 14 hres.
Natal Tours
Avenue Deodoro n° 424
Tel : 222 540
Puis on va Avenue Rio Branco, faire du shopping "populaire". On essaie plein de t-shirts.
On prend le bus 38. Retour à l'hôtel.
Restaurant Coisa Nossa, très bonne adresse, de l'autre côté de la rue avant le Chaplin.
Mardi 2 Avril 1991 - NATAL - PIRANJI
On veut aller à la praia de Piranji qui est au sud de Natal.
Direction la rodoviaria par le bus 38 pour y acheter à l'avance nos tickets pour Maceió.
Il pleut !. Le bus est direct, il met 30 minutes. On achète les tickets pour le bus pour Maceió.
Puis on prend le bus 39 en direction de la ville, et on doit changer de bus
pour le bus 46 en direction de Ponta Negra.
Là problème : y a pas de bus avant 14 hres... Alors on fait du stop (carona).
Praia de PIRANJI. C'est superbe. Le lieux est super, mais pas pour se baigner parce qu'une rivière de couleur rouge se jette dans la mer et l'eau de la mer est toute trouble. Le temps s'éclaircit. Belle après-midi.
On se retourne par le bus de 16 hres/16h15, qui nous laisse en face de Maria Bonita 2. Là, le proprio nous ramène en voiture.
Le soir, dîner dans un autre restaurant, moins cher mais plus gras, puis un pot dans une barraca.
Mercredi 3 Avril 1991 - NATAL
On reste à la plage de devant.
Le soir on va à la rodoviaria par le bus 38 pour prendre notre bus qui va à Maceió, il part à 20h00, un bus de nuit.
Il doit arriver à 5h30 du matin. À la rodoviaria, on prend un lunche, on rencontre un couple de Cayenne.
3 ème étape : MACEIÓ (Alagoas) - 6 nuits
DE NATAL à MACEIÓ
Dans le bus il y a presque personne. On a pris des places à l'avant et on a deux sièges chacun. J'ai même eu froid alors qu'il n'y avait pas de climatisation. Je prends un somnifère et je dors.
L'Alagoas est situé sur la rive nord de le fleuve São Francisco. Barra Grande doit avoir été le premier point du territoire d'Alagoas visité par les découvreurs européens, lors du voyage d'Americo Vespucci en 1501. Initialement, le territoire d'Alagoas constituait la partie sud de la Capitainerie de Pernambuco et n'a acquis son autonomie qu'en 1817, date à laquelle il devint une capitainerie. Suite à la proclamation de l'indépendance du Brésil en 1822, il devint une province de l'empire, et en 1889 un état de la république. L'Alagoas est encore essentiellement un état agricole. Depuis la fin du 20 ème siècle, le tourisme a joué un rôle croissant dans l'économie de l'État, car ses excellentes plages attirent de nombreux visiteurs. |
Maceió est la capitale de l'état d'Alagoas. Maceió est la principale ville commerciale de l'État et possède un quartier industriel actif. Anciennement appelée Macayo, la ville date de 1815, lorsqu'une petite colonie y fut transformée en villa. En 1839, elle devint la capitale d'Alagoas (alors province ) et reçut le statut de ville. |
Jeudi 4 Avril 1991- MACEIÓ
On arrive à la Rodoviaria de Maceió à 5h30. On prend un petit déjeuner dans une lanchonete.
Puis on doit prendre un bus pour Ponta Verde pour aller à Pajuçara. Pajuçara est une plage mais aussi un quartier de Maceió, à environ 2 km du centre-ville.
Mais tous les bus sont complets.
On attend longtemps. On nous jette à Pajuçara.
Problème pour trouver un hôtel !
→ Le Laguna Praia, en face de l'Othon (l'Othon c'est 260 FF la nuit...). Le Laguna Praia est beaucoup trop cher, on négocie, on nous baisse de 11 000 cz à 9000 cz (il y a une piscine...).
→ On va voir la pousada après le supermarché, la chambre est à 6000 cz. On arrive à avoir un desconto qui nous la fait à 4800 cz. Mais les chambres donnent sur un couloir intérieur.
→ Troisième essai : la Belle Véronique, à l'autre bout, près du ginâsio do CRB. A exclure, c'est un hôtel de passe !
→ Enfin le quatrième où l'on va le Pajuçara Hotel, après maintes discussions, on arrive à le faire baisser de 7700 cz, avec un desconto de 35 %, ce qui fait 4900 cz avec les 10 % de taxe.
Le soir le repas est moche. Les restos sont vides... Puis on va boire un coup dans une barraca.
Vendredi 5 Avril 1991 - MACEIÓ
Le ciel est bleu. Le soleil brille fort.
On rencontre dans un hôtel un couple qui nous a vus à Natal au restaurant. Ils sont de Volta Redonda.
Nous, on part voir le centre, le Comercio, etc, les boutiques, et le Turismo.
Adresse du Turismo:
Avenue Duque de Caxias n° 2014
(Après le port, près de l'hôtel Beira Mar et le Luxor Hotel)
L'office du tourisme est ouvert de 13h à 18h
seulement l'après-midi
On s'en revient à pied.
Resto du soir : dans la rue à gauche derrière, la rue est sombre. Le Melos Bar. C'est bon.
Après on va prendre une cachaça sur la plage, il y a de la musique afro.
Samedi 6 Avril 1991 - MACEIÓ - PONTAL DA BARRA
On va au bord de la Lagoa à PONTAL DA BARRA.
On prend le bus Santuario jusqu'à Pontal. On le prend derrière l'hôtel, il y a un arrêt.
Le bus passe par la rodoviaria ferroviaire, et il traverse le centre. On arrive dans un village africain, super.
Balade en barque qu'on marchande de 3000 cz par personne, on fait tomber à 1000 cz, pour deux heures (qui ont fait.. plus de 2h15). Balade sur le fleuve, bain dans le fleuve, promenade au milieu des îles, et bain dans la mer là où la lagoa rencontre la mer.
Après on va au centre artisanal en ville. C'est très bon marché. Et on fait un resto tout en bas : une fritada de peixe, qui est une omelette au poisson.
Retour à 18h à la nuit. Mais plein de monde et plein de bus.
On traîne dans les barracas, à partir de 22 heures il y a de la musique partout, et beaucoup de sono en bas de l'hôtel qui nous empêche de dormir.
Dimanche 7 Avril 1991 - MACEIÓ - PRAIA DO FRANCÊS
On prend le bus pour la PRAIA DO FRANCÊS et MARÉCHAL DEODORO, à prendre à la station ferroviaire en ville.
On va jusqu'au bout, mais Maréchal Teodoro est une ville sans intérêt.
Il n'y a qu'une place avec une très vieille église qui est fermée, et un cloître à côté, et le marché au bord de l'eau.
Là il y a une belle vue.
On reprend donc un bus pour aller à Praia do Francês.
Le dimanche il y a un monde ! Il y a bien un lagon mais le courant est très fort et ça pue. Et sur la plage on mange des petites langoustes à 1000 cz chacune. Les tanga (bikini) sont à 2000 cz. On discute avec une brésilienne à propos de la politique du pays.
Elle nous ramène en carona. À 17h.
Le soir: un misto frito.
Lundi 8 Avril 1991 - MACEIÓ
Il a un peu plu cette nuit, mais c'est fini dès le matin. Le soleil resplendissant.
On reste à Pajuçara. Pajuçara est réputée pour être une plage aux eaux calmes grâce aux récifs qui la rendent sûre pour la baignade. On fait de la plage vers 10h30. L'eau est impec, pas une vague et assez d'eau pour nager.
Après, on marche par la plage en direction de Ponta Verde. La plage des 7 Coqueiros. Située à la pointe nord de l'anse de Pajuçara, c'est également un point de sortie pour les excursions vers les piscines naturelles.
C'est très sale...
Après vient le club nautique, le phare, et Ponta Verde, beaucoup plus huppée.
On peut s'allonger sur l'herbe sous les cocotiers, mais pour se baigner Pajuçara est mieux.
Puis on revient par la route. Il est environ 16h. Repos.
Le soir resto diététique à côté. Jus de mixed fruits : oranges, pommes, carottes (cenoura), et salade composée ,et autres sucos.
Un drôle de fruit blanc ?
Mardi 9 Avril 1991 - MACEIÓ
Je suis malade ! j'ai une crise de foie. C'est l'œuf d'hier et peut-être la langouste et son beurre très gras d'avant-hier. J'ai mal dormi.
Gérard lui c'est les coups de soleil...
Je ne prends pas de petit déjeuner. On reste couché toute la journée jusqu'à ce que le soleil se couche.
Soir : un misto frito.
4 ème étape : PENEDO (Alagoas) - 2 nuits
Mercredi 10 Avril 1991 - PENEDO
La petite ville de Penedo est l'un des plus beaux témoignages de l'époque coloniale dans le Nordeste. Située près de l'embouchure du rio São Francisco, entre les états d'Alagoas et du Sergipe, c'est l'une des villes historiques les plus importantes du pays.
Dans les environs, bien sûr, des plages. À 30 km de la ville, la plage de Peba, où les dunes et les cocotiers forment un paysage d'oasis près des rives du São Francisco.
De MACEIÓ à PENEDO
Réveillée très tôt. Suis très mal. Du coup à 4h50 je ne dormais plus.
On déjeune à 6h, pour quitter l'hôtel à 7h30. Mais la note de l'hôtel traîne.
Et puis on s'est trompé de bus pour aller à la gare routière, on l'a pris dans le mauvais sens...
Du coup on arrive à 8h25 alors que le bus pour Penedo part à 8h30 et... on le rate.
Le prochain bus est à 11h40 et ce n'est pas un espresso...

Ce bus, il s'arrête tous les 200 m ! à qui veut l'arrêter sur la route. Il rentre dans tous les villages.
Ah, c'est le vrai bus du Nordeste ! avec les camions qui bouchent sur la route, les gens debout dans le bus.
Nous on a les places n°s 2 et 4 , des places couloir, à l'avant.
On arrive à Penedo à 16 hres au moins. Tout ça pour avoir fait seulement 200 km !
Pour une fois on arrive tout près des hôtels.
→ La Pousada São Francisco, c'est la plus ancienne de la ville, mais pas sympa, il refuse de nous faire un desconto.
→ Du coup on va à la Pousada Colonial. qui est tout à côté. Elle a vue sur le fleuve.
Il fait pas chaud. Mais, quand même 26°... mais il y a du vent.
Soir: restaurant da Rocheira. Super, et pas cher.
Une première viande 12 FF par personne, le repas à moins de 20 FF.
Vue superbe sur la promenade aménagée.
Les gens sont dehors, les enfants jouent, les gens sont très sympa. La vie se passe dehors la nuit.
Mais, il y a de la musique sous l'hôtel...
Penedo est un point de départ idéal pour des navigations sur le fleuve São Francisco (le Velho Chico), très animé à cet endroit où d'innombrables bateaux vont et viennent. On peut faire une promenade en bateau sur le São Francisco.
Jeudi 11 Avril 1991 - PENEDO - CARRAPICHO
Le matin on va visiter les églises. Il y en a quatre !
La cathédrale (Nossa Senhora do Rosario - 1690) est la plus belle. L'église São Francisco est toute dorée.
![]() Penedo - Image Internet |
![]() Église Santa Maria dos Anjos et le Couvent São Francisco (17/18e) - Image Internet |
+ sur Penedo ☞ https://www.viajeleve.net/penedo-alagoas/ (Source des photos)
On va au Turismo situé au premier étage de la Préfecture. Ensuite on se rend au marché.
Et ensuite on va à la Banco do Brasil pour changer de l'argent, mais ils ne font pas de change ! On nous envoie à l'INPS où, nous dit-on, un "doctor" fait du change... Ce monsieur veut nous donner un chèque, on lui dit que non ! Il nous ramène alors à la banque, et on change à l'intérieur de la banque... au noir !
Puis on va prendre des infos à la Rodoviaria et à l'hôtel. Repos jusqu'à 15 heures.
On prend la lancha à 16h 00 pour CARRAPICHO.
CARRAPICHO
Carrapicho... est un village de potiers, de l'autre côté du fleuve.
On y va en 30 minutes de barque, environ.
Carrapicho est le nom en portugais d'une mauvaise herbe, le pétasite en français,
une plante dont les épines s'accrochent au pelage des animaux ou aux vêtements.
Elle est assez communne sur tout le Brésil, et se trouve principalement dans les pâturages et les régions abandonnées. Elle a un caractère envahissant lorsqu'elle se développe en pleine culture.
On longe des îles presque inondées. Le fleuve est cheio (plein).
On accoste sur sur une île, où il y a des racines d'iguame, pour prendre à bord un passager.
Puis on prend une pirogue en remorque ! Traversée superbe.

Carrapicho - Image d'Internet (2011) - © Luiz Sávio de Almeida
+ d'images sur Carrapicho sur ☞ le blog de Luiz Sávio de Almeida
Mais quel folklore ! Toutes les images traditionnelles que l'on a du sertão sont là, les vaqueiros, les cangaceiros, Lampião...
Oh, les hommes portent les chapeaux ronds en cuir du vaqueiro du sertão !
L'élevage dans Agreste
Carrapicho est, certes, connu pour ses poteries, mais il est surtout représentatif de la pauvreté du nord-est.
On s'est enfoncé très haut dans le village, accompagnés par un gamin. La vue est superbe sur le village et sur le fleuve, mais les maisons paraissent très, très insalubres. On voit un four. Il faut 8h pour y cuire.
On est très bien accueilli. Une gamine m'appelle Chucha, (vous savez, cette présentatrice de télévision qui au début des années 1990 a présenté des programmes pour les enfants au Brésil). Encore une fois ! Ce n'est pas la première fois. Simplement parce que je suis blonde !.
On revient par la lancha de 17h30, en compagnie de deux couples de touristes brésiliens de Natal, qui ont acheté des pots de fleurs en terre.
Dîner : Restaurante da Rocheira. Même repas, mais il y a un monde fou, et on est un peu moins bien servi.
5 ème étape : ARACAJU (Sergipe) - 2 nuits
Vendredi 12 Avril 1991
De PENEDO à ARACAJU
Je me suis réveillée à 4h45, réveil naturel, on doit prendre le bus de 6 hres de la Bonfim pour Aracaju.
Il devait arriver à Aracaju à 8h30, mais il s'est arrêté tous les 200 m, et on arrive à presque 9h15, car il prend tout le monde sur la route, et même ceux qui'ils ne font pas payer à l'arrivée.
Grosse averse. On se demande si on ne va pas enchainer immédiatement en bus vers Salvador ou s'arrêter ici.
On décide de s'arrêter, mais là, gros problème pour trouver un hôtel.
Aracaju est la capitale de l'état du Sergipe depuis que la capitale ait été déplacée de São Cristóvão à Aracaju le 17 mars 1855.
Le Sergipe est le plus petit état du Brésil. Il est séparé de l'état d'Alagoas par la fleuve São Francisco. Le nom de Sergipe vient du nom de Serigy, qui était un chef indien très brave. Le Sergipe Rei, comme on l'appelait alors, fut conquis et colonisé par des éleveurs et planteurs de canne à sucre de Bahia. Les indiens locaux ont été facilement maîtrisés par les armes à feu de Cristóvão de Barros, qui fonda la ville de São Cristóvão, la première capitale, en 1590. Un village appelé Santo Antônio de Aracaju a été enregistré en 1699. Il était situé à l'embouchure de la rivière Sergipe dans l'océan Atlantique et a été fondé par João Mulato, un indigène brésilien. La colonie a connu une faible croissance au 18 ème siècle et faisait partie de la paroisse de Nossa Senhora do Perpétuo Socorro do Tomar do Cotinguiba. En 1820, le Sergipe devint une capitainerie indépendante, puis en 1824 une province de l'empire et un état de la république brésilienne en 1889. |
Aracaju, est une ville portuaire, elle se trouve sur la rivière Continguiba au pied d'une crête de collines de sable à 10 km de la côte. Le mouillage au port est bon mais une barre dangereuse à l'embouchure du fleuve empêche l'entrée des navires au tirant de plus de 12 pieds (4 m). L'économie du Sergipe est essentiellement agricole. Les oranges, la canne à sucre, la noix de coco et le manioc sont les principales cultures. L'agriculture est concentrée sur les terres inférieures et fertiles, les terres supérieures étant principalement dédiées à l'élevage du bétail. L'électricité est disponible en abondance via des complexes hydroélectriques, Xingó et Paulo Afonso, sur le fleuve São Francisco. Le forage pétolier en mer a commencé à la fin des années 1970. Des produits chimiques sont produits à Aracaju et du calcaire est extrait à proximité. Il existe également des réserves de sel gemme, de potassium, de kaolin, de gypse, et de manganèse. |
Pour trouver l'animation (en particulier nocturne) il faut se diriger vers le quartier d'Atalaia, à 9 km au sud du centre.
Et c'est là que nous cherchons un hôtel.
→ Atalaia Velha... Que des hôtels de quatre étoiles !
→ On arrive à la Pousada do Sol, des bungalows dans la verdure. C'est super bien, mais 6600 cz, c'est trop cher.
→ Alors on trouve derrière, dans la campagne, la Pousada Chalé da Praia. Chambre avec air conditionné, à 6000 cz.
On la négocie à 4000 cz. C'est vers le phare, avant le phare.
Après-midi : la plage est nulle : la mer est impossible pour s'y baigner, Il y a des plates-formes pétrolifères en face !
Le soir repas dans une barraca très minable. Rien en quantité. À Praia Caroa do Meio.

Atalaia Velha- Image Internet
Samedi 13 Avril 1991 - ARACAJU - ILHA SANTA LUZIA
On part vers 8 hres pour ILHA SANTA LUZIA qui se trouve dans la municipalité de Barra dos Coqueiros, et où se trouvent à 1 km seulement d'Aracaju, les plages d'Atalaia Nova, Costa et Jatobá, séparées uniquement par la rivière Sergipe.
On prend le bus jusqu'à la estação hydraulica (Caroa de Meio ou Sta Teresa), il faut s'arrêter après le Clube do Banese.
Là, le bateau ne fonctionne pas pour la presqu'île en face, il faut marcher, beaucoup, beaucoup sur la plage, environ 2 km pour arriver à un endroit plus propre et avec des coqueiros. Mais ils sont tous enfermés derrière des barbelés. On en trouve un, isolé, pour s'installer à l'ombre parce que ! il n'y a pas d'ombre. On ne peut pas nager, seulement se mouiller. Il n'y a pas d'eau et il y a des vagues tout de suite presque au bord.
Vers 14 hres on s'en va parce que la mer a beaucoup monté et on a peur d'être isolé là. C'est une plage déserte, là. On est arrivé au port, là où les barracas se retrouvent les pieds dans l'eau, alors que lorsqu'on est arrivé, il y avait là une immense plage.
On prend une bière sur fond de musique bahianaise (banda Cheiro de Amor).
On rentre par le bateau de 16 hres qui est plus petit. On fait un marché. On arrive à la gare routière et on rentre.
Le soir on marche les 2 km et demi qui mènent Atalaya Velha, là où sont tous les restaurants. Il y a plein de monde sur le bord de mer. On mange un churrasco de contre-filet. Dégueulasse, parce que la viande est dure. Il faut prendre du filet mais jamais du contre-filet ! On rentre à 23h30. C'est un record.
Nb : les 10 meilleures plages de Aracaju ☞ ICI
Dimanche 14 Avril 1991 - ARACAJU - SÃO CRISTOVÃO
Le matin on traîne car on a toute la journée à traîner pour prendre un bus de nuit à minuit.
L'après-midi on va visiter SÃO CRISTOVÃO.
São Cristóvão est "la" Ville historique de l'état du Sergipe, elle est la 4 ème ville la plus ancienne du Brésil de par sa fondation officielle. Elle a été la première capitale de Sergipe.
São Cristóvão borde Aracaju, elle est située au nord de l'estuaire de la rivière Vaza-Barris, sur la côte.
São Cristóvão a été fondée par Cristóvão de Barros le 1er janvier 1590 dans le contexte de la dynastie philippine au Portugal lors de l'Union ibérique (1580 à 1640). L'intention des Espagnols en construisant São Cristóvão était de construire la première route terrestre qui relierait le nord-est oriental et ses centres les plus importants à l'époque connus sous le nom de villes de Filipeia et Vila de Olinda, et la ville de São Salvador de Todos os Santos. La ville actuelle de São Cristóvão serait le troisième emplacement. Auparavant, elle avait a été construite plus près de la côte, près de l'embouchure de la rivière Vaza-Barris, jusqu'à ce qu'elle s'établisse à l'endroit où elle se trouve aujourd'hui sur la rive de la rivière Paramopama, affluent de la rivière Vaza-Barris. Les deux sites urbains précédents avaient été envahis et incendiés par des corsaires. En 1634, São Cristóvão fut envahie par les Hollandais. Les troupes portugaises-espagnoles sous le commandement du comte de Bagnoli essayant d'éviter de ravitailler les ennemis, incendièrent les récoltes, dispersèrent le bétail et exhortèrent la population à déserter. Les Hollandais trouvèrent la ville à moitié déserte, et achevèrent les travaux de destruction. São Cristóvão pratiquement détruite. En 1645, les Hollandais sont expulsés de la capitainerie de Sergipe, laissant la ville en ruine. |
A la fin du 17 ème siècle le Sergipe fut annexée à Bahia et São Cristóvão devint le siège de l'Ouvidoria. Au milieu du 18 ème siècle, la ville est entièrement reconstruite. En 1763, elle subit l'invasion des esclaves africains en fuite des mocambos et des indiens persécutés. Le 8 juillet 1820, par un décret de Dom João VI, le Sergipe fut émancipé de Bahia et élevé au rang de Province de l'Empire du Brésil. São Cristóvão en devient alors la capitale. Le 17 mars 1855 la capitale fut transférée à Aracaju, car São Cristóvão, présentait de nombreuses difficultés en tant que capitale du Sergipe, principalement à cause de son emplacement à l'intérieur des terres. São Cristóvão n'avait qu'un petit port sur une rivière et n'était accessible qu'avec de petits bateaux. En conséquence, les grands navires ne pouvaient pas débarquer au Sergipe. Les responsables gouvernementaux du Sergipe ont commencé à faire des recherches de terres en vue d'une nouvelle capitale dans les années 1850. |
Je n'ai pas trop aimé Aracaju, mais j'ignorais à l'époque l'existence du canyon du Xingó, jamais entendu parler à cette époque là. Cette gorge spectaculaire de la rivière São Francisco se trouve à la frontière entre le Sergipe et l'Alagoas, mais plus proche d'Aracaju. C'est l'une des plus grandes merveilles naturelles du nord-est, le 5 ème canyon du monde et le plus grand canyon navigable. Il se trouve à quand même 200 km de la capitale Aracaju, la porte d'entrée est Canindé do São Francisco (à 186 km d'Aracaju, par la SE-230 en voiture ou en bus).
Les formations rocheuses qui forment le canyon du Xingó ont plus de 60 millions d'années. Cependant, l'histoire du lieu en tant qu'attraction touristique n'a commencé qu'après la construction de la centrale hydroélectrique de Xingó. Sur le fleuve Rio São Francisco, près de l'ancienne ville de Piranhas, fut construit le barrage hydro électrique de Xingó, qui forme un lac d'une beauté rarissime, dit-on. Le barrage a été en construction entre 1987 et 1994 et la centrale n'a été achevée qu'en... 1997. Long d'environ 65 km, le canyon du Xingó est aujourd'hui l'une des principales attractions des états du Sergipe et d'Alagoas. De plus, ses eaux calmes et sa beauté naturelle ont attiré de nombreux visiteurs. Enfin, le site appartient actuellement à une Zone de Protection de l'Environnement, ce qui garantit la sécurité et la préservation de l'attraction. |
Depuis le tourisme s'en est emparé. Il existe différentes excursions en bateau pour découvrir le canyon du Xingó et la plupart d'entre elles partent des villes de Piranhas et Canindé de São Francisco. En moyenne, les programmes durent 1 heure, où il est possible de plonger dans les eaux de la rivière et de profiter de paysages uniques. On visite ce qui est appelé le "Paraíso do Talhado",un passage obligatoire pour découvrir le canyon de Xingo. + ☞
https://www.viajali.com.br/canion-do-xingo/ |
J'aurais bien aimé connaître...... + sur ce qu'il y a à voir au Sergipe ☞ ICI
6 ème étape : SALVADOR (Jusqu'à la fin de mon voyage)
Dimanche 14 Avril 1991
De ARACAJU à SALVADOR
On va prendre un bus de nuit.
Aracaju est situé sur le segment nord de la célèbre BR-101, cette importante autoroute longitudinale nord-sud.
Aracaju est à environ 350 km au nord de Salvador. C'est pas énorme.
On quitte l'hôtel à 18h30 pour la Rodoviaria d'Aracaju.
Oh l'angoisse ! : le bus qu'on avait prévu de prendre (mais on n'avait pas acheté les billets à l'avance) est complet.
Alors je lance le stratagème à la brésilienne : je pleure ! On n'a plus de logement, on a quitté, on va devoir dormir dans la gare routière, etc...
Et au guichet ou nous arrange un coup : on va nous faire passer par l'intérieur de l'état en changeant de bus.
ARACAJU - LAGARTO
A LAGARTO on change de bus
Puis LAGARTO - SALVADOR
On s'installe sur les sièges de la salle d'attente de la rodoviaria. On commence presque à s'endormir, mais tout à coup on vient nous chercher (ils nous avaient bien repérés !)... "Votre bus va partir"... Il y avait bien des annonces au haut parleur, mais ça résonnait beaucoup dans cette salle, et je ne comprenais rien.
Lagarto, jamais entendu parler de cette ville. Lagarto, ça veut dire le Lézard !
0n est toujours dans le Sergipe. Lagarto est située à 75 km de la capitale, Aracaju.
Lagarto fut le le troisième village créé dans la capitainerie de Sergipe, dont la colonisation était déjà sur le territoire, en 1596.
C'est aujourd'hui l'une des plus grandes villes de l'intérieur, avec une population estimée, en 2021 à 106.015 habitants. C'ets la troisième commune la plus peuplée du Sergipe. Pas étonnant qu'elle soit un pôle multirégional et un noeud de communication.
A Lagarto, tout se passa très bien à la gare routière, ils ont été avertis de notre arrivée, nous les touristes... reconnaissables.
Et on nous a aussitôt amenés vers notre nouveau bus, celui qui devait nous conduire à Salvador.