AVRIL/MAI 1990

Du Jeudi 5 Avril au Vendredi 11 Mai 1990

Rio de Janeiro

Mon retour à Rio

Vendredi 4 Mai 1990

J'ai pris un vol pour Rio de Janeiro, car mon vol international repartait de Rio. J'y suis restée une semaine, et j'ai été hébergée chez Vera, une amie de mon amie Vânia.

Départ de Salvador. Il fait très chaud. Mais le temps est nuageux. Je me lève vers 9 hres. Raul doit venir me chercher à 10h30 pour m'emmener à l'aéroport. Raul arrive à 11hres. On arrive à l'aéroport midi.

Le vol a 30 minutes de retard. Quelle confusion... il y a deux avions qui partent en même temps à la même porte et il n'y a même pas d'appel pour mon vol, et les deux avions sont là postés côte à côte sur le tarmac. Il faut savoir dans lequel je dois monter... Enfin je me trouve dans le bon. Il y a 1h40 de vol. Ça passe plus vite que prévu.

J'arrive à 16h30 à l'aéroport. Je fais ce que Raul m'a conseillé, je prends le bus jusqu'à Santos Dumont et ensuite un taxi de là. Car cela me coûte environ 40 FF. au lieu de 150 FF... Dans le bus je rencontre un Français, Guillaume, qui habite à Rio et qui travaille à la maison de France (CCFB). On discute tout le long. Il m'aide à porter mon sac et à prendre un taxi.

Chez Vera à Laranjeiras

L'appartement où je vais être hébergée est rua Professor Luis Cantanhede, dans le quartier de Laranjeiras, un quartier où je n'ai jamais mis les pieds. J'arrive à l'appartement de Vera. Ça me paraît être le bout du monde. J'attends seule dans l'appartement.

Vera arrive vers 20 heures. On discute. Je me couche à minuit.

Laranjeiras, c'est un quartier de la zone sud, l'un des quartiers les plus anciens de Rio. Un quartier pas touristique du tout, ne donnant pas au bord de l'océan, mais beaucoup plus à l'image de la vie des Cariocas.

Le quartier de Laranjeiras a longtemps abrité des édifices très importants pour l'histoire de la ville de Rio de Janeiro et aussi pour le Brésil comme par exemple le Palais de Guanabara, siège du gouvernement de l'État de Rio de Janeiro, le Palais Laranjeiras, résidence officielle du gouverneur de l'État de Rio de Janeiro.

C'est l'un de ces quartiers préférés des cariocas en raison de son atmosphère détendue, avec ses bars, ses foires, ses espaces verts et sa vie en plein air, ses beaux bâtiments du vieux Rio. En plus d'être connu pour être un quartier très bohème et plein de jeunes.

Laranjeiras conserve encore le charme des quartiers marqués par le passé et fut l'adresse de nobles, d'écrivains, de compositeurs et de personnages illustres, tels que Villa-Lobos, Cecília Meirelles, Portinari, Oscar Niemeyer et Roberto Marinho.


Vera était quelqu'un qui aimait beaucoup sortir, "até o sol raiar", elle aimait à me dire. Je suis donc beaucoup sortie avec elle et ses amis, dans les bars et dans les endroits où l'on danse à Rio. C'est avec elle que je suis rentrée à 8 hres du matin de nos sorties... quand le soleil se lève .

Elle tenait un café, le DeVeras Café, à Humaita, encore aujourd'hui bien connu, dans le grand centre commercial Cobal do Humaitá. Dans les années 90, le centre commercial Cobal était à son apogée, c'était l'une des rares options de loisirs en plein air pour les résidents de Rio. Il y avait des restaurants des bars en plein air.


DeVeras Café
446 Rua Voluntarios da Patria
Humaita
22270-018 - Rio de Janeiro




Au café Deveras, Vera est à l'extrême droite. Moi je prends la photo !

Samedi 5 Mai 1990

J'ai bien dormi jusqu'à 9h30. Vera dort encore. Je me prépare mon petit déjeuner. Puis je prends ma douche et je vais au marché, à la feira. Je fais des courses de légumes et de fruits. Ce qui m'amène 13h30 avec le supermercado.

Il faut que je sorte. Je me lance pour la plage, un peu tard.
Je me rends sur la plage devant l'Othon Palace. Je reste à peu près 30 minutes. Il fait froid.
Sur le chemin je vois que Caetano Veloso donne un concert au Canecão. Mais comment y aller !
J'essaye de combiner ça avec Guillaume, mais il est sans le fric. Mais on va essayer pour demain dimanche.

Je reprends un bus du Canecão. Pour la plage Laranjeiras c'est pas très pratique, je préférais Copacabana quand même.
Je suis de retour à 16h30.

J'avais prévu d'aller avec Vera à un cours de lambada à 18 hres. Mais qu'est-ce que j'ai la saudade de Bahia ! Je préfère nettement aujourd'hui Salvador à Rio de Janeiro. J'aurais bien passé ma vie là-bas.

Cours de lambada

À 18 hres je pars à l'Academia de dança en compagnie de Vera, à Botafogo. Cours de lambada. Que de monde ! Et il y a autant d'hommes que de femmes. On reste là jusqu'à 21 hres.

Je fais la connaissance d'un couple sympa, lui est de Salvador, des amis de Vera.
On rentre tous à la maison avec des bouteilles de bière et on se fait une soirée lambada à la maison. Jusqu'à 2h30 du matin !
Sans manger. Mon décalage d'heures de repas avec mes habitudes brésilienne me fait crever de faim.
Bonne soirée. Ils sont sympas et on m'a donné des cours particuliers de lambada. Super !

Dimanche 6 Mai 1990

Réveil à 10h/10h30. Je traîne jusqu'à 11 hres. La ligne téléphonique dans l'appart ne marche pas. Je descends appeler Guillaume dans la rue, sans déjeuner. J'ai de la chance de le trouver. On fixe un rendez-vous à 13h30 devant l'Othon.

Je pars à 12h45 et je prends le bus 583. Et bof, erreur à mes dépens ! Ce bus il est bon pour revenir, mais pas pour aller. Il me fait faire le tour de la ville ! Gávea, Jardim Botânico, etc. Et il ne va pas plus loin que Leblon. Alors je vais rater mon rendez-vous !

Alors je prends un taxi, tarif 2, embouteillages, presque 20 cz. Et j'arrive à 13h32. Ouf ! Rencontre réussie.

On reste à la plage jusqu'à 15 hres. Puis on va au Canecão pour acheter des billets pour le concert. Il ne reste plus de très bonnes places mais ça va. 800 cz (80FF).

Je téléphone à Henri qui était censé arriver à Rio au même moment que moi, et que je pensais retrouver à Rio, et j'ai le répondeur. Je laisse mon numéro de téléphone, et je rentre à la maison. Vera dort toujours.
Du coup je prends une douche froide et je lave mes cheveux à l'eau froide. Je m'apprête pour aller au concert de Caetano, pantalon noir, T-shirt.

Show de Caetano Veloso au Canecão

Je pars à 18h40. Le bus 584 arrive tout de suite. À 19 hres je suis là-bas au Canecão. Il y a une demi-heure d'attente, mais c'est qu'il y a beaucoup de monde. Les gens ne sont pas très habillées du tout.

Le show commence à 20 hres et dure jusqu'à 22h15 environ. C'est sublime. Caetano est en violet/jaune/rouge/vert.
Le percussionniste est Carlinhos Brown. Il a commencé par "Meia Lua Inteira " et il est revenu à la fin pour des bis. Super.

Quelle différence avec les concerts de Paris, il accuse beaucoup plus son côté féminin. Qu'est-ce qu'il est maigre et petit !
La salle est animée, les gens applaudissent mais par contre ils ne dansent pas comme à Salvador.

Je rentre à 22h30 à l'appart. Je mange un avocat énorme. Vera dort déjà.

Lundi 7 Mai 1990

Je trouve que les jours qui me restent diminuent. Cela fait 33 jours que je suis au Brésil !

Je me réveille à 10 hres passées. Vera est déjà partie, je crois qu'on va ne va pas beaucoup se croiser !

Il fait beau, très beau. C'est un jour de plage. Il faut que j'arrive à faire tout ce que j'ai prévu et en plus la plage.

Je pars à 11 hres. Je prends d'abord le bus jusqu'au bureau de la Varig pour confirmer mon vol, et j'apprends qu'on peut même réserver son siège là à l'agence.

Puis je marche jusqu'au bout de la Nossa Senhora de Copacabana. J'arrive à trouver à manger, je crève de faim, encore des pizzas... Puis la plage à 11h30. Il fait très beau. J' y reste jusqu'à 16h15 !

Sur le chemin, je fais du shopping disques. Les tangas... c'est pas fameux...

La nuit tombe. Pour trouver le ponto d'arrêt du bus n° 584, c'est pas facile. Je prends le bus 583.

En rentrant, j'essaye d'appeler Silvia, l'amie d'Henri qui doit savoir où il est, car le répondeur chez lui donne des numéros à São Paulo. Et voilà que j'apprends que Henri n'est pas encore arrivé au Brésil ! Vraiment rien ne se déroule comme je l'avais imaginé.

Je passe la soirée à la maison, avec Vera qui va se coucher très tôt, et moi, à 22 hres.

Mardi 8 Mai 1990

Réveillée à trois reprises ce matin. D'abord vers 6h30. Comme Vera va voyager trois jours à Belo Horizonte, elle m'avait dit qu'elle devait se lever à 6 hres et je l'ai entendu ensuite de nouveau vers les 8 hres, et un peu plus tard c'est l'empregada qui a ouvert la porte de ma chambre... Elle n'était pas prévenue de ma présence et a aussitôt appelé Vera !

Bon à 9h30 je me suis levée. Je n'aime pas quand l'empregada est là. On ne se sent pas chez soi. L'empregada de Vera, elle m'a raconté qu'elle est de Maceio. Son père est parti quand elle avait quatre ans et après elle a suivi le chemin habituel. Elle se lève à 5 hres pour venir travailler chez Vera, car elle habite loin, elle doit prendre le train. Sa sœur va venir bientôt la rejoindre à Rio, elle suit le même chemin, elle a décidé de travailler elle aussi "em uma casa", comme on dit.

Il ne fait pas beau. Il y a des nuages. Je passe à la Banco do Brasil changer mon billet de 5000 cz (100 FF) contre des 500 cz, sans problème et rapidement, pas de queue à la caisse.

Puis je vais au supermercado. Alors là, quelle queue ! Puis à midi, je lève quand même l'ancre.

Aujourd'hui, c'est une grande expédition à travers la ville de Rio de Janeiro.

→ En bus, pour Cinelândia, rua Santa Luzia, puis je marche à pied jusqu'au Muséo Histórico National (Praça Marechal Âncora).

Super. Une bâtisse extraordinaire de style portugais, blanc.

C'est un ancien arsenal militaire. Et il y a la toute l'Histoire du Brésil, expliquée par des panneaux didactiques. Tous les cycles, avec une excellente synthèse des causes.

On y voit les instruments de torture des esclaves, le Pão de Azucar, des photos des immigrants italiens, etc. des canons des meubles, des carrosses.

Muséo Histórico National
Muséo Histórico National - Image d'Internet

Puis je reprends le bus pour ma deuxième visite. Direction Flamengo. Pour savoir où descendre c'est bien compliqué.

→ Je vais au Musée Carmen Miranda, un musée créé en l'honneur de la chanteuse et actrice Carmen Miranda, ouvert au public depuis 1976.

Un blockhaus gris au milieu d'un jardin Ruy Barbosa. Heureusement que j'avais le numéro de la rue. Visite ultra rapide. Car il n'y a que des robes.

Muséo Carmen Miranda
Muséo Carmen Miranda - Image d'Internet

Rio Sul

Le "Rio Sul Shopping Center" est un grand centre commercial, où je me suis souvent réfugiée quand il pleuvait ou pour avoir un peu d'air climatisé, et pour faire du shopping ! il a été premier centre commercial construit à Rio de Janeiro, inauguré en 1980.

riosulshopping

Grande marche à pied de Flamengo à Rio Sul en traversant Botafogo (je n'ai pas beaucoup aimé Botafogo).
Après des kilomètres, j'arrive au Rio Sul. Tiens, en passant, je remarque que Djavan va se produire au Canecão à partir du 30 mai. Dommage, je ne serai plus là.

Je vais à la livraria, la boutique de livres. Je veux voir ce qu'il y a comme livres brésiliens. Le livre qu'a écrit Chico Buarque coûte 120 FF ! Il n'y a pas un livres à moins de 100 FF... Et des feuillets de quelques pages sont déjà à 30,50 FF. Je suis sidérée par les prix. Comment la Culture peut-être être lue au Brésil, ça coûte une fortune ! J'achète le Chico Vol. 1 seulement, un dictionnaire Aurelio, est un dictionnaire français-brésilien. Qu'est-ce qu'il y a comme livres de spiritisme ! Et des livres d'économie.

Je sors de Rio Sul à 18 hres. J'arrive à l'appart à 18h40. Et sans avoir à demander mon chemin. Je prends un repas seule.
Le soir à la maison, je téléphone à Guillaume et à Henri, lui il est toujours sur répondeur.

Mercredi 9 Mai 1990

A 10h15 Vânia me téléphone de Salvador, c'est sympa, mais en deux fois parce que la ligne se coupe aussitôt, encore.
Puis c'est Guillaume qui me donne l'adresse du musée son et image.

À 11 hres je décolle de la maison, direction le Palais du Catete (153 rue du Catete, angle avec la rue Silveira-Martins).
Cet édifice a été le siège de la présidence de la République entre 1897 et 1960 et accueille depuis cette date le musée de la République (Museu da República).

Le quartier est sympa. De vieilles maisons, des rues calmes, avec des cliniques d'accouchement...

→ À midi je visite le Palais du Catete.

Les salles sont impressionnantes, d'un autre style, une copie de l'Europe. Il n'y a pas de style colonial portugais, on dirait l'Élysée.

Il y a les photos de tous les présidents. On y voit la salle de réunion des ministres, là où a eu lieu la dernière réunion du président Getúlio Vargas (surnommé "le père des pauvres") pendant laquelle les ministres lui avaient conseillé de démissionner de la présidence, et la chambre où Vargas s'est suicidé dans la nuit du 23 au 24 août 1954, en se tirant une balle dans le cœur.

L'horloge est restée arrêtée sur 4 heures. Getúlio laissa deux notes de suicide, une manuscrite et l'autre dactylographiée, qui reçurent le nom de "Lettre testamentaire de Getúlio Vargas,"" et on nous montre son testament.

Palacio do Catete
Palacio do Catete - Image d'Internet

Puis je rentre à Laranjeiras pour me changer vite et aller à la plage, car il fait un temps magnifique et ce serait dommage de ne pas y aller. À 14h30 je suis à la plage. C'est un peu tard. J'y reste jusqu'à 16 hres.

Je reçois un ballon de volley en plein sur le nez ! Et du coup j'ai une discussion avec le guarda de l'Othon Palace, Luis, l'une des vedettes de la telenovela "Maco Preto", c'est un colosse !

Je m'en retourne par la rua Nossa Senhora, en faisant les boutiques jusqu'au centre commercial Rio Sul. Pas possible de trouver un maillot de bain ! Je rentre à la nuit, 18h15. J'arrive à la maison à 18h45. Je regarde la télévision.

Coup de téléphone d'un ami de Vera, Shuitchi. Je travaille sur mes notes en regardant la novela "Pantanal" à 21h30 sur Manchete.

Jeudi 10 Mai 1990

8 hres du matin. Temps superbe. Ciel bleu. Bonne chaleur. L'empregada arrive vers 8h30 et j'entends du bruit. Elles sont deux ce matin ! Je décolle de la maison à 11 hres.

Direction la plage directement. Je reste à la plage de midi à 14h30. Là c'est le meilleur comme soleil. Mais j'ai l'impression que ça ne bronze pas ici à Rio. Un mec barbu m'accoste pour me demander de garder ses affaires, et après on entame une conversation. J'aurais bien aimé aller dans l'eau mais laisser mes affaires sur la plage pour aller me baigner, ici à Rio moi je j'ose pas trop.

Puis j'en ai assez du soleil. Je prends le bus jusqu'à Rio Sul. Impossible de trouver un maillot de bain ! J'aurais voulu aller jusqu'à la maison de Rui Barbosa mais il est déjà 16h40, il est trop tard. Je traîne dans les boutiques et je rentre à 18h30. Le soir je regarde la novela à 21h30, "Pantanal" sur Manchete.

Je téléphone aux amis d'Henri... ils me disent qu'il va arriver dimanche à Rio et moi, je pars samedi ! Rencontre ratée.

Vendredi 11 Mai 1990

Il y a des nuages. Je mets le maillot de bain au cas où je déciderais d'aller à la plage.
Je fais des courses au supermercado. Je prends le bus direction Botafogo au coin de São Clemente.
Je fais aujourd'hui la tournée des musées.

→ Muséu Casa Rui Barbosa, n°124 de la rua São Clemente.
Rui Barbosa, l'une des figures les plus importantes de l'histoire du Brésil, homme politique défenseur de la liberté, l'un des plus importants abolitionnistes.

C'est une visite guidée toutes les heures.

On n'apprend rien sur lui mais on voit des objets personnels, le mobilier, et de nombreux souvenirs. Je visite avec des petites gamines.

Casa Rui Barbosa
Casa Rui Barbosa - Image d'Internet

→ Muséo do Indio, rua da Palmeira (n°55).
Alors là y'a pas âme qui vive et le musée manque d'explications.

Muséo do Indio
Muséo do Indio - Image d'Internet

→ Muséu Villa-Lobos.
Dans la rue d'avant (Rua Sorocaba n°200, Botafogo).
Cette petite maison de la fin du 19 ème siècle abrite une collection d’objets personnels ayant appartenu au célèbre compositeur brésilien Heitor Villa-Lobos (1887-1959), célèbre pour ses Bachianas brasileiras.

Le musée a été créé en 1960 par sa seconde épouse, Dona Arminda. L'exposition permanente occupe trois salles qui présentent des partitions, correspondances, photographies, vidéos, instruments, objets divers. Il est très petit, pas très marquant.

Muséu Villa-Lobos
Muséu Villa-Lobos - Image d'Internet


- Puis j'arpente la rua Voluntários da Pátria. Et je décide de me diriger vers le Centro pour voir le Museu da Imagem e do Som où il y a les vieilles photos de Rio. Je me fais accompagner par une brésilienne sympa jusqu'à l'avenue Rio Branco presque jusqu'à la Praça Quinze. J'ai du mal à le trouver. Il est en face du musée historique national. Si j'avais su... Mais il est en restauration, et tout a été transféré dans un autre lieu à Lapa ! Alors là j'abandonne.

Je traîne dans les rues piétonnes du Centro. Ce quartier est très, très fatiguant. Que de monde ! Et pas tellement de choses intéressantes. La nuit tombe. J'ai de la chance, je trouve le bus n°180 pour rentrer à la maison. Il est 18 hres.
Je mets une demi-heure.

Soirée dans une gafieira

Vera est déjà là, elle est rentrée à 16 hres. Elle m'apprend que ce soir on va dans une gafieira. Une gafieira c'est une salle de danse où ont lieu des soirée dansantes de danses populaires. Les gafieiras sont apparues à Rio de Janeiro au début du 20 ème siècle

La Gafieira Estudantina à Lapa.
C'est une institution dédiée à la promotion des répétitions et des danses de salon, située à Praça Tiradentes (n° 79) à Lapa.

La pluie se met à tomber. Des averses ! Quand on sort à 21h30 les rues sont des torrents. La voiture roule dans l'eau.
On arrive à 22 hres mais ça n'ouvre qu'à 23 hres. On va boire des bières. Puis à 23 hres ça commence.
Il y a Shuitchi, son ami d'enfance (un Japonais, enfin, un Brésilien d'origine japonaise né au Brésil, on les appelle les "nissei" ici au Brésil.), son copain à lui, et la copine du cours de lambada.

C'est comme une guinguette. J'arrive même à danser. Jusqu'à la fermeture à 4 hres du matin !

Mais eux ne veulent pas rentrer. On traîne. Puis on cherche un bar pour boire de la bière. Vera est complètement pompette !
Elle conduit en zigzaguant ! Je ne suis pas très à l'aise.
On roule dans Rio à la nuit : les marchés aux poissons, les prostituées, et les travestis...

On fait deux bars. Mais qu'est-ce qu'il y a comme monde à 6 hres du matin à Rio ! Le jour se lève.
On est rentré à 7h30 du matin et je n'arrive pas à dormir avant 9 hres avec cette clarté du jour si forte. Je prends un somnifère.

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Dernier jour à Rio !

Ce soir je prends l'avion pour Paris.

Je dors jusqu'à 13 hres. Vera dort toujours.

Je vais à Copacabana. Le temps est toujours gris et nuageux mais la pluie s'est arrêtée. Je rentre à 18 hres.
Vera est partie à son cours de lambada et m'a laissé un mot. Je passe un coup de fil à Guillaume.

Je rentre à Paris !

Je descends à la station de taxis mais j'en trouve un sur le chemin très sympa, 1000 cz pour aller à l'aéroport de Galeão, prix fixé au début, sans compteur. Je suis partie à 19h30 et je suis arrivée à 20 hres à l'aéroport. Cela me donne beaucoup de temps. Je traîne dans les boutiques. En fait je rentre avec 300 FF en cruzeiros, j'aurais pu les dépenser... car l'année prochaine ils ne voudront plus rien. Mais c'est comme si c'était pour me dire de revenir au Brésil.

Mon avion part à 22h30. Il n'y a pas d'apéro de servi à bord, moi qui voulais boire pour déjà "matar a saudade"! Je dors avec un somnifère jusqu'à 6 hres du matin. On arrive à 14h30. Je prends le bus Air France et un taxi.

J'arrive à 15h15 chez moi. Le ciel est beau et il y a un peu de soleil.