De Barra Grande à Itacaré
Traversée de la péninsule de Marau
On a commencé par s'ensabler avec la jardineira, et on s'est fait tirer par un tracteur !

Oui les routes (la piste...) sont un peu galère
![]() |
![]() |
Il est dit sur le web qu'il faut traverser de nombreuses accumulations d'eau, mais vu la sécheresse on n'a pas trop eu ce problème, quelques flaques tout de même persistaient. Cependant la piste n'est tout de même pas très facile.
![]() |
![]() |

Nielsen, notre chauffeur, est perplexe
On a même croisé un bus (ah oui, surpris d'en voir un !). Il fait la liaison Itacaré - Marau (un village important de la péninsule).
Et on a pris en stop un gars brésilien qui marchait sur la piste, et qui était allé rendre visite à sa grand-mère... à pied.

Face au rio de Contas à Pontal
On est arrivé au bord d'un fleuve, le Rio de Contas. Itacaré a été construite sur l’estuaire du Rio das Contas, l'un des fleuves importants de Bahia qui prend sa source dans la Chapada Diamantina.
Nielsen nous a quittés là, au lieu-dit "Pontal".
L'origine de ce nom "Rio de contas" est très controversée. Selon certains historiens, il proviendrait d'un incident arrivé à deux religieux : attaqués par des indiens en arrivant sur une des berges, l'un d'eux aurait alors déclaré en finissant d'égrener son chapelet, "aujourd'hui, mon frère, les comptes sont clos".
Une autre explication : l'existence de petits cailloux ronds et bleuâtres dans le lit de la rivière, qui font penser aux perles des rosaires.
Et une autre explication : jadis, pendant l'exploitation minière de la région de Jussiape, les mineurs payaient une taxe qui avait pour nom "cinquième d'or" pour régler leurs comptes. Ainsi, le fleuve devint naturellement le fleuve des comptes, le "Rio de Contas".
Ils s'appellent tous "Pontal" au Brésil ces lieux en bord de fleuve, où l'on prend un bateau, une barge, un radeau !...
Ce mot ne viendrait-il pas du mot français "ponton" qui signifie juste un "embarcadère" ?
Voire parfois seulement une plate-forme flottante.
Il nous faut traverser le fleuve...

Comme la balsa (un gros bateau qui transporte aussi les voitures) était partie, Nielsen nous a conseillé de prendre l'un de ces petits canoés qui font l'aller et retour sur le fleuve. On embarque donc nos grosses valises et sacs sur ce petit canoé et on traverse pour 2 reais par personne.
![]() |
![]() |

L'embarcadère qu'on vient de quitter. Oui c'est assez désert.

Au milieu du fleuve on croise la balsa qui revient d'Itacaré. Celle qu'on n'a pas pu prendre.
Heureusement le canoé stoppe pour la laisser passer sinon, on fonçait droit dedans.
![]() |
![]() |
Itacaré
On arrive au port d'Itacaré. Un port, enfin c'est beau dire, juste une rampe.

Itacaré est située sur le littoral de Bahia à environ 400 km au sud de Salvador et à 70 km au nord de Ilhéus.
C'est à Itacaré que le Rio de Contas se jette dans l'océan.
Itacaré se trouve dans la région de production du cacao de l'état de Bahia. Elle trouve son origine autour d'une église fondée par les jésuites au 17 ème siècle. La population s’est organisée en municipalité en 1732 sous le nom de "São Miguel da Barra do Rio das Contas". La ville s’est développée grâce au cacao entre 1890 et 1940. Depuis elle a décliné, la fermeture du port et le mauvais état des routes y menant, l’ont isolée, jusqu’à ce qu’en 1998 soit construite la route reliant Ilhéus à Itacaré. Un haut-lieu touristiqueDans les années 1980, Itacaré s’est tournée vers le tourisme, aujourd'hui sa principale source de revenus. En 1993, le gouverneur de l’État de Bahia a créé une Aire de protection de l’environnement (APA), qui régit le développement de la région favorisant l’écotourisme et le respect de la nature contre le tourisme de masse. |
![]() + sur Itacaré ☞ ICI |
Mais l'endroit où la barque nous a débarqué n'est pas proche du centre.
Surtout quand on a les bagages à trainer sous un soleil de plomb...
On s'est fait guider (à pied) jusqu'à la pousada que j'avais retenue (la pousada Maresia) dans la rue centrale.

La rue principale d'Itacaré
Pousada Maresia
![]() |
![]() |
On n'est pas resté longtemps !
On est resté une seule nuit à Itacaré, et là, on a été très vite tous d'accord : une nuit ça suffisait...
Ambiance jeune, surfistes, grosses vagues, cours de capoeira sur la plage, un peu trop mode pour notre goût et trop international.

"Destination populaire pour la pratique du surf et de la randonnée, la région a une enfilade de plages, certaines en forme de criques et d’autres plus étendues, et quelques cascades. La zone demeure protégée, grâce à la présence de la Mata Atlântica".
Oui la plage est belle, mais les vagues !!!
On dit qu'Itacaré a les meilleurs spots de l'état de Bahia... Des grosses vagues, tout ce que je déteste.
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |

Itacaré le soir
DIAPORAMA
