Bahia - Minas Gerais - Rio de Janeiro

Du Jeudi 13 Avril au Dimanche 7 Mai 1989

BAHIA

SALVADOR

On loge à l'Hotel Pelourinho, au n° 20 de rua Alfredo Brito (où j'avais logé l'an dernier). (243 91 44).
Chambre 214, 36,5 cz novos pour trois (40 Fr. par personne)

Jeudi 13 Avril 1989 - Jour 1

On va faire du change chez le croque-mort, Praça da Sé.

Le cruzado est devenu le cruzado novo !
1 cruzado novo = 1000 1000 cruzados velhos = 3,3 FF

Le change à Bahia : 1US$ = 2,10 cruzados novos

10 cruzados novos = 33 Fr.

Visite de la cathédrale du Mercado Modelo.
Bahia Tursa est en grève.

Église São Francisco et du Terceira Ordem
Hotel do Carmo.

Le soir on va manger au restaurant Banzo.
C'est pas bon.

Vendredi 14 Avril 1989 - Jour 2

Le matin on va à Bonfim, nous est bénies à l'eau bénite... et au Forte de Montserrat.
L'après-midi à la recherche de Dona Flor : Nazaré, Barroquinha (la gare routière).
On fait les disquaires.

Le soir on va au SENAC, spectacle de Quilombo.
Quindim et Doce de banana.

Samedi 15 Avril 1989 - Jour 3

On va au musée, il n'est pas ouvert.
On va voir l'église Notre-Dame do Rosario sur le Pelourinho.

Après-midi : on prend un bus executivo de la Praça da Sé vers la plage du Jardim de Allah. C'est le bus qui relie la Praça da Sé à l'aéroport.

Plage, pas terrible : très grosses vagues, du courant. C'est une plage de surfeurs...

Le midi, on mange un avocat.

Le soir on va à une cérémonie de Candomblé Angola (Iluoba) dans le quartier de Amaralina jusqu'à minuit, en compagnie de trois italiens qui vivent en Argentine.

Dimanche 16 Avril 1989 - Jour 4

Le matin je passe des téléphones à TeleBahia.

L'après-midi on va à Itapõa. C'est le même bus executivo de la Praça da Sé.
J'ai mangé une quiche aux olives acheté à une marchande sur la plage.

Retour à 17 hres, on voulait voir Olodum dans la rue.
C'est raté. On nous dit qu'ils sont partis à Feira de Santana.

Le soir dîner au restaurant Ibiza, c'est bon.

Lundi 17 Avril 1989 - Jour 5

FEIRA DE SANTANA

On nous a dit que Olodum était parti se produire à Feira de Santana où il y a une Micarêta. Donc nous allons à Feira de Santana...

On va à pied jusqu'à Barroquinha, de là on prend le bus jusqu'à la rodoviaria central. On traverse la passerelle et on accède à cette très grande gare routière.

Le bus est assez confortable. On met 2 heures pour arriver à Feira de Santana.
On arrive à 11h30.

La ville est vide, mais il y a une baraque de carnaval.

On se loge à l'Hotel Universo.
Il est très bien situé, mais pas très confortable.

Grande Hotel Universo
Rua Carlos Gomes, 28
Tel : (075) 221 04 25
25 cz la triple.
81 F la chambre, ce qui fait 27 Fr. /personne.


On ne savait pas ce qu'était une Micarêta. C'est comme un carnaval. On va donc au carnaval dans l'après-midi. Il y a deux trio elétrico qui circulent. On a la possibilité de prendre des photos mais plus tard on n'emmènera plus l'appareil photo.

On prend des "misto" et des sucos à une lanchonete.
On rentre à l'hôtel, et on repart à 17 hres.

L'ambiance s'est amplifiée quand la nuit tombe. Il y a un gros défilé des trios : Chiclete, Mel, et peut-être Banda Reflexus.Un trio est marqué "Raízes do sol" et c'est Ara Ketu qui chante. Il y a une foule énorme.

On fait l'expérience des mains dans les poches et de la bousculade pour voler.

On rentre quand ça se termine à minuit. Mais il y a un concert à côté de l'hôtel jusqu'à 4h/ 5h du matin.
On a passé une très mauvaise nuit.

Mardi 18 Avril 1989 - Jour 6

DE FEIRA DE SANTANA 0 CACHOEIRA

On prend le bus de 9h30 à la gare routière de Feira de Santana. On fait connaissance d'une brésilienne de Cachoeira, qui nous "protège" des assaultos possibles et nous guide.

Le bus est moins confortable. Il traverse la campagne et passe par des petites routes. Les paysages sont superbes. C'est très tropical. Cela me rappelle l'Ouest-Cameroun. On a fait un arrêt à Santo Amaro, mais on ne s'y est pas arrêté. Passage du barrage sur le Paraguaçu.

CACHOEIRA

On est surprises de se voir débarquer par le bus dans la ville de São Feliz, et on nous dit qu'il faut traverser le fleuve pour aller à Cachoeira, qui est de l'autre côté du fleuve Paraguaçu.

Cachoeira et São Félix sont deux petites villes coloniales situées à 120 km de Salvador situées dans la région du « Recôncavo baiano » (région fertile entourée par la Baie des tous les Saints). Elles sont face à face, à la dernière extrémité de la baie de Tous-les-Saints, séparées par le rio Paraguaçu (qui naît dans la Chapada Diamantina), et reiées par un pont de fer bâti par les Anglais et inauguré par l’empereur D. Pedro II en 1859.

Elles témoignent du riche passé colonial de la région qui construisit son rayonnement économique sur l'exploitation de la canne à sucre, puis du tabac.

A São Felix, le centre culturel Dannemann abrite une fabrique de cigares ainsi qu’un centre culturel sur l’art moderne. Cachoeira possède de très beaux édifices coloniaux et des églises datant du 17 ème, la Confrérie de la Boa Morte, une institution dont l’origine remonte à l’époque de l’esclavage et une tradition de sculpteur sur bois.

On est arrivé en plein midi. On se loge à l'hôtel Convento do Carmo au bord du fleuve.

Il est super très bien décoré. C'est un ancien couvent du 17 ème siècle, en plein coeur de Cachoeira, en face de la Camara Municipal.

Prix 49 czn la triple (135 Fr), 45 Fr. par personne.
Avec une piscine ! C'est une grande chambre avec la télévision.

On prend notre repas à la Pousada Pai Tomas, rua 25 de junho n°12.

La fondation de Cachoeira est attribuée au célèbre naufrage de Diogo Alvares Correia, ce célèbre héros de l'histoire de Bahia, surnommé Caramuru. La ville s'est créée à l'initiative de deux familles portugaises, Dias Adorno et Rodrigues Martins, en raison de son emplacement stratégique, une jonction des routes principales qui conduisent à la fois dans l'arrière-pays, le Recôncavo, le Minas Gerais et vers Salvador.

La ville qui s'enrichit prit le nom en 1698 de "Vila de Nossa Senhora do Rosário do Porto da Cachoeira do Paraguaçu". L'apogée de Cachoeira remonte aux 18e et 19e siècles, lorsque son port a été utilisé pour entreposer une grande partie de la production agricole du Recôncavo Baiano, principalement du sucre et du tabac, en raison du climat qui y était favorable.

Au début du 20 ème siècle, cependant, l'économie de la ville a diminué, ne se rétablissant qu'à la fin du siècle, lorsque de nouvelles entreprises s'installèrent dans la région.

L'après-midi : visite de la ville coloniale assoupie au bord du Rio Paraguaçu. Maisons anciennes à un étage qu'on appelle les sobrados, les églises, le musée. Ils sont tous fermés, parce qu'il y a eu récemment des vols...

Fin d'après-midi : balade en bateau sur le fleuve Paraguaçu jusqu'au phare qui protège d'une grande pierre au milieu du fleuve, la Pedra da Baleia qui rappelle la forme d'une baleine qui sort de l'eau. C'est un lieu sacré qui est utilisé pour les offrandes. Les habitants de la région disent que Mãe Menininha a beaucoup utilisé cet endroit de son vivant pour ses amalás, et les gens du terreiro du Pai Maneco y lançaient des fleurs pour Oxum.

On a négocié le prix à 15 cz pour nous trois…

En rentrant bain dans la piscine éclairée, et batida de coco.

Soir on a voulu aller au restaurant Gruta Azul, R. Manoel Bastos, n°2, près de la rivière, mais il est fermé le soir. Alors on repart manger au restaurant Pai Tomas.

+ sur Cachoeira ☞ ICI

Mercredi 19 Avril 1989 - Jour 7

DE CACHOEIRA À SALVADOR

Le matin j'ai téléphoné depuis la Telebahia locale pour faire une réservation à l'hôtel Pelourinho. Puis piscine et bronzage jusqu'à midi.. Ça tape fort le soleil.

On déjeune à 12h30 les fameux "siri cateado" (crabes) du restaurant Pai Tomas et un doce de banana.
C'est super bon.

On quitte Cachoeira pour rentrer à Salvador.

On prend le pont, et le bus part à 14h20. Il est plutôt vide. C'est pas vraiment la bonne heure pour voyager il fait très très chaud. Le bus mais deux heures est arrivé à leur, malgré tous ces arrêts. Il a fini par rejoindre l'autoroute. On arrive à 16h36.

SALVADOR

À la gare routière, on prend un bus pour Barroquinha. Attention il ne faut pas prendre la passerelle car on va dans le sens opposé de la route. De Barroquinha on s'en retourne à pied jusqu'au Pelourinho.

Le soir, dîner au restaurant Ibiza, brochette de frango, très bon, et pudding, très, très bon.

Jeudi 20 Avril 1989 - Jour 8

Ce matin à Salvador, il y a une manifestation des banqueiros ! ils ont mis des haut-parleurs très tôt.
On fait du change chez le croque-mort. Puis on passe à l'agence de la Varig.

ITAPARICA

On prend la lancha de 12 hres à la gare maritime pour l'île d'Itaparica.
40 minutes de traversée pour Mar Grande.

Itaparica est la plus grande des 45 îles qui parsèment la Baía de Todos os Santos, avec 246 km² répartis en deux municipalités : Itaparica (35km²) et Vera Cruz (211km²) dont le siège municipal est Mar Grande.

28 km de plages, une belle végétation tropicale et un riche patrimoine culturel et naturel. On la voie à l'horizon de Salvador. L'île constitue un brise-lames naturel qui abrite l'intérieur de la baie...

Mais on a perdu toute la journée à errer à travers l'île à la recherche de la plage idéale, et et sans la trouver.
On circule en minibus combi, c'est le taxi collectif, ou en bus.
Mais les prix sont à la tête du client et à truander le client.

On déjeune à Ponte de Areia, pas loin de la ville d'Itaparica. Mais c'est un coin isolé. C'est l'hôtel d'un espagnol qui a une pousada. La route est remplie de camions et ne nous plaît pas.

On prend le bus (quelques centavos) jusqu'à Bom Despacho, et de là un combi jusqu'à Mar Grande (3cz).

On prend l'hôtel à la Pousada da Ponte das Caieiras.
48 cz qu'on négocie à 40 cz (44 Fr. par personne). 122 Fr.
Tel : +55 71 3631-4367 / 8898-9370
https://www.pousadapontadeareia.com

En fait, c'est un superbe hôtel dans la verdure avec vue sur Salvador illuminée et très bonne bouffe. Ne pas se fier à la plage noire qui est devant l'hôtel. Il faut prendre un chemin pour aller sur les belles plages juste un peu plus loin.

On rencontre un jeune couple de São Paulo. Il y a la télévision dans le salon de l'hôtel. C'est une très bonne adresse. Très bonne cuisine. Dîner : casquinha de siri et pudim.

Vendredi 21 Avril 1989 - Jour 9

ITAPARICA

Bon petit déjeuner, des œufs sur le plat.
Le matin on va à la plage mais la marée est basse.
L'après-midi on écrit les cartes postales.

Samedi 22 Avril 1989 - Jour 10

ITAPARICA

On lézarde à l'hôtel, on écrit les cartes etc...
On a dépensé en deux jours environ 200 Fr. avec la bouffe chambre et boissons.

D'ITAPARICA À SALVADOR

L'après-midi on prend un combi vers 15h30/16 hres près de l'orelhão (telephone) près de la route. 15 centavos par personne. C'est un prix fixe. Jusqu'à Mar Grande. "Pra pegar a lancha". La lancha qu'on croyait partir vers 16h/16h30.ne part qu'à 17h15. Et en fait? elle part à 17h30. Il y a une demi-heure de traversée. La nuit tombe sur la mer pendant qu'on est sur la lancha, et on arrive de nuit à Salvador. On prend donc un taxi Volkswagen par sécurité jusqu'au Pelourinho.

SALVADOR

Le soir on dîne au restaurant Ibiza. Très bon jus de fruits et brochettes de frango, plus du puddim.

RIO DE JANEIRO

Dimanche 23 Avril 1989 - Jour 11

DE SALVADOR À RIO DE JANEIRO

Réveil à 5 hres. Il pleut. Départ en taxi à 5h30. Arrivée à l'aéroport à 6 hres. Enregistrement s'ouvre mais l'embarquement ne se fait qu'à 7 hres pour un vol à 7h30.

Vol RG 345
Le vol part à 7h30 et arrive à Rio à 9h30

On prend un taxi environ 14 czn.

Nous avons été hébergées toutes les trois par Vera, une amie de ma professeure de Brésilien, dans le quartier de Copacabana. Pour la première fois je vivais dans un appartement au Brésil. Je découvrais la vie au quotidien.

On visite le Pão de Açucar.
Au dîner, une crème aux fruits de la passion, mussa de maracuja.

Lundi 24 Avril 1989 - Jour 12

RIO DE JANEIRO

La plage. Les courses. Le supermercado. Passage à la Varig. On change de l'argent dans une bijouterie.

Le dîner : cuscus do norte à la farine de maïs (Milharina farinha).

MINAS GERAIS

Mardi 25 Avril 1989 - Jour 13

SÃO JOÃO DEL REI

Réveil à 6h30 pour la rodoviaria de Rio. On a commandé un taxi (46 czn).
On prend un bus à 9 hres, direction São João del Rei.
Le bus coûte 4,57 czn.

Il met 6h 1/2. On est arrivé à São João del Rei à 14h30.

La gare routière est dans la ville, mais dans la ville moderne, laide.
Le centre est à 20 minutes à pied mais on a pris un taxi.

Hotel Porto Real
Rua Eduardo Maraghaes, 254
La chambre à trois est à 37czn

C'est un trois-étoiles. Il y a une piscine extérieure. Mais il fait froid !!! J'ai besoin de deux couvertures pour dormir.

On est à 15 minutes à pied du centre-ville. Visite de la vieille ville. Toutes les églises. L'église São Francisco de Assis et la cathédrale de Nossa Senhora do Pilar. C'est un très joli coin. Il y a un réverbère. C'est très propre et sécurisant.

On prend un suco sur la place São Francisco, mais en fait c'est un gelado, dans un salon de thé au décors très bonbon.

Les églises ne sont ouvertes qu'après 17h30 vers 16 hres, pour l'office en fait.

Puis on dîne au meilleur restaurant régional, "Quinta de Ouro". Praca Severiano de Resende 4 (Tel : (32) 3371-7577).

C'est excellent et c'est le même prix qu'ailleurs. On a mangé pour environ 7 czn par personne.

On a mangé une soupe de légumes, un lombinho à mineira, le plus simple, parce que les autres plats étaient énormes. Une côte de porc désossée + cinq légumes verts ayant un goût de chou, + le tutu de feijão, une purée de feijão, très copieuse et bourrative.

Après on a essayé le doce de leite, pas terrible. Ici il est fait avec du lait concentré très fort.
Et le doce de figa, une figue dans un sirop de lait de coco.

On est au lit à 22h.

Mercredi 26 Avril 1989 - Jour 14

DE SÃO JOÃO DEL REI À OURO PRETO

On prend le bus à 10h pour Congonhas. il nous dépose à 12h30... sur la route. De là il faut aller à la gare routière par un bus Circular qui va direction Basilica.

CONGONHAS

On arrive à Congonhas. On prend un suco À l'hôtel Wanda Colonial. On visite Congonhas.

On redescend à pied la ville. On reprend un bus à 15h45 pour aller à Conseilheiro Lafayette. Il arrive à 16h 15.

CONSEILHEIRO LAFAYETTE

On a 2h30 à perdre dans cette ville. Promenade en ville, écoute de disques une boutique, retour à la gare routière.

On reprend un bus à 18h45 direction Ouro Preto, on a 2h40 de bus. J'ai mal au cœur, c'est une vraie balançoire ce bus. Heureusement mais le ciel étoilé est super avec une voie lactée.

OURO PRETO

On arrive tard à Ouro Preto, à 21h, de nuit.

On prend un taxi (2 czn) direction la Louxor Pousada, 4-étoiles, parce qu'on ne sait pas où aller si tard.
Super cher : 86 czn de la triple.

On part aussitôt chercher un autre hôtel pour déménager demain.
Les rues sont à 45° ! Les gamins s'accrochent à nous.

On trouve l'hôtel Toffolo, la chambre est à 65 czn, le petit déjeuner en plus. Il est sinistre. Il me rappelle l'hôtel de Feira de Santana...

On décide de retourner à la Louxor Pousada,1938 pour cette nuit, au moins. On change 3 fois de chambre, la peinture est horrible, la rue est passante. La douche n'est pas réglable. Il n'y a pas de volet, le lit d'appoint est horrible, et il fait froid même avec deux couvertures. Bref, pas le pied du tout pour un hôtel de luxe !

Par contre, à minuit on peut manger dans cette ville. Plein de bars, musique, restaus... On mange du poulet/frites.

Jeudi 27 Avril 1989 - Jour 15

OURO PRETO

Urgent : le matin à la recherche d'un hôtel.
L'hôtel Colonial est sinistre c'est un boui-boui pour 40 ou 50 czn, je ne sais plus.
On trouve à se loger à la Pensão Dona Iva Ma de Oliveira

Pensão Dona Iva Ma de Oliveira
Rua Coronel Alvès n° 12
ao lado do Teatro municipal
Tel : 031 551 23 93
30 czn, la chambre de trois avec petit déjeuner inclus.
(10 czn par personne).

Ce sont des chambres chez l'habitant avec salle de bain commune, mais il n'y a personne.
C'est propre et on est bien reçu.
C'est une maison aux volets bleus.

Le matin, visite de l'église São Francisco décorée par Alejadinho. Puis à l'heure du midi on fait les boutiques. On va dans un salão de chá (un salon de thé).

L'après-midi on va visiter le musée de l'Inconfidência (Museu da Inconfidência), un musée historique où il y a des peintures représentant Pedro II, des souvenirs de la révolte de l'Inconfidência, des chaise à porteur, des carosses, des lits à baldaquin.

Le Musée de l'Inconfidência a été créé en 1938. Il est situé sur la place Tiradentes, installé dans une ancienne prison. C'est un musée d'histoire dédié à ceux qui sont morts dans un mouvement de rébellion raté, l'Inconfidência Mineira, pour l'indépendance du Brésil vis-à-vis du Portugal.

L'Inconfidência Mineira

L'Inconfidência Mineira ou Conjuração Mineira est un mouvement séparatiste qui s'est formé au Minas Gerais en 1789. L'objectif était de proclamer une République indépendante, de créer une université et d'abolir les dettes avec le Trésor Royal.

La principale cause interne de la conspiration était le déclin de l'extraction de l'or dans cette capitainerie. À mesure que l'or devenait moins abondant, les mineurs d'or de la région étaient confrontés à des difficultés croissantes pour remplir leurs obligations fiscales envers la couronne (la taxe sur l'or était d'un cinquième). Lorsque la capitainerie ne pouvait satisfaire la demande royale d'or, elle était soumise à une taxe supplémentaire sur l'or, appelée derrama.

Les objectifs étaient de rompre avec le Portugal et adopter un régime républicain (la capitale serait São João del Rei).
→ Créer des industries
→ Fonder une université à Vila Rica
→ Mettre fin au monopole commercial portugais
→ Adopter le service militaire obligatoire
→ Implanter des parlements locaux subordonnés à un parlement régional.

Ces idées ont été portées par des étudiants brésiliens qui avaient suivi des cours d'enseignement supérieur en Europe et aussi à travers les livres. Les idées des Lumières, qui proclamaient des thèmes tels que la liberté pour le peuple et la remise en question de l'ordre politique ont également circulé malgré la censure. Les personnes impliquées dans cette conspiration ont pris comme exemple l'indépendance de treize colonies britanniques en Amérique du Nord après la guerre d'indépendance américaine.

Le mouvement a cependant été découvert avant le jour prévu de l'éclosion en raison d'une dénonciation de trois participants de la conspiration.

Les dirigeants ont été arrêtés et condamnés.
Tiradentes (Joaquim José da Silva Xavier) qui se rendait à Rio de Janeiro pour acquérir des armes, fut arrêté dans cette ville le 10 mai 1789.

Après trois ans de poursuites, tous les participants ont été graciés ou condamnés à l'exil. Seul Tiradentes fut condamné à mort et exécuté le 21 avril 1792, dans le champ de São Domingos, à Rio de Janeiro. Après l'exécution de la sentence, le corps fut écartelé et exposé à l'exécration publique.

Le 21 avril, date de la mort de Tiradentes, est devenue une fête nationale au Brésil, o "Dia de Tiradentes", afin de se souvenir de l'Inconfidência Mineira.

Dans les années 1940, le président brésilien de l'époque, Getúlio Vargas, a décidé que ceux qui étaient morts pendant l'Inconfidência Mineira étaient des martyrs et que leurs restes seraient ramenés d'Afrique où ils avaient été enterrés ou exilés par les dirigeants coloniaux portugais.

Le musée a été construit en hommage à leur mémoire, et un Panthéon a été construit pour abriter les restes des rebelles en 1942.

Source ☞
https://www.todamateria.com.br/inconfidencia-mineira

Puis on visite le musée de la minéralogie sur la place Tiradentes, installé dans l'ancien Palácio dos Governadores construit en 1741 par Manuel Francisco Lisboa, le père d'Aleijadinho.

Il a été créé en 1877 en tant que musée de la minéralogie par le français Claude Henri Gorceix, fondateur en 1876 de l'École des mines d'Ouro Preto selon le modèle de l'école française.

Il rassemble environ 20 000 échantillons de roches et de minéraux du Brésil et du monde entier, divisé en quatre parties : minéralogie, métallurgie, techniques minières et histoire naturelle, avec une partie sur la paléontologie. Une mine d’or est reproduite dans une salle.

Il appartient à l'Université Fédérale d'Ouro Preto. On visite avec les explications faites par un jeune étudiant.

Le soir : Restaurant "Casa de Ouvidor", au deuxième étage d'un bâtiment historique.
On commence par une caipirinha, puis du feijao tropeiro et du frango (du poulet aux haricots !).

Le feijao tropeiro est une spécialité du Minas Gerais qui a conquis tout le pays. Les haricots sont l'ingrédient principal et plusieurs types peuvent être utilisés : fradinho, carioca et même haricots noirs, mais le type de haricots qui entre dans la composition des haricots tropeiro traditionnels du Minas Gerais est le haricot rouge.

la recette est donc préparée avec des haricots violets ou carioca, des œufs, du bacon, de la farine de manioc, de l'oignon, du persil, du beurre doux, de l'huile végétale, de l'ail et du sel. Il existe des variantes qui incluent la saucisse, le chou braisé/sauté, etc.

La recette est née à l'époque coloniale. Selon Rafaela Basso, dans le livre O Milho na Comida Brasileira : « Les haricots tropeiro étaient préparés avec des haricots bouillis, à la manière indigène, presque sans bouillon, mélangés avec un peu de lardons et de farine de maïs ou de manioc. Lorsque il y avait plus en réserve on pouvait ajouter de la saucisse, de l'ail, de l'oignon et du chou.

C'est assez cher et moins bon que ce qu'on a mangé l'autre soir à São João del Rei.

Vendredi 28 Avril 1989 - Jour 16

OURO PRETO

Le matin on va visiter la Radio Ouro Preto.

Puis deux églises, l'église Santa Efigênia au sommet de ladeira de Santa Efigênia.
Et l'église du Padre quelque chose (peut-etre Faria).

Beaucoup de grimpette.

Jus d'orange dans un restaurant sur la place au beau décor. "Relicario 1800".

Après-midi : Visite de MARIANA

Visite d'une mine d'or, la Mina da Passagem de Mariana . C'était un lieu d'extraction de l'or, découvert dans la région au 18 ème siècle. La mine a été désactivée en 1954 et ouverte au tourisme à la fin du 20e siècle, sur un parcours de 315 m de long pouvant être parcouru par les touristes, atteignant une profondeur de 120 mètres.

C'est l'une des seules mines ouvertes aux visiteurs au monde, devenant l'une des principales attractions de la municipalité de Mariana.

Puis visite de la ville. Et retour par le bus à Ouro Preto. Rencontre dans le bus avec une fille qui a passé quatre ans à Grenoble, et qui vit à Brasilia.

OURO PRETO

Soir : On a rendez-vous avec Darcy Cross... Après nous avoir fait écouter des disques, il nous fait visiter son studio où il y a cinq lits superposés "pour les amis".... Puis on va dans une lanchonete, on prend une caïpirinha, lui une cachaça + açucar de cana.

Ça s'est éternisé. Discussion en anglais. Le copain chanteur ne se pointe pas, et on a du mal à s'en défaire. Il veut qu'on dîne au Grand Hôtel de Niemeyer... On finit par s'en défaire.

Mais il est presque 23 hres et le restaurant le Relicario est fermé. On va à la Quinta d'Ouro, et c'est fermé.
On finit à la Casa Grande sur la place. Fenêtres grande-ouvertes, service lent. Les plats arrivent froid, et on les renvoie. C'est très gras. Le feijão tropeiro n'est pas bon.

On est au lit à 0h30.

Samedi 29 Avril 1989 - Jour 17

Matin à Ouro Preto : achat et visite d'une église sur les hauteurs.

DE OURO PRETO À BELO HORIZONTE

Après-midi : on fait Ouro Preto. - Belo Horizonte en taxi, parce que le taxi nous a proposé 3 czn par personne, alors que le tarif en bus était de 2 czn par personne

BELO HORIZONTE

En une heure on arrive. Le chauffeur est sympa.

On trouve un hôtel.

Hotel Belo Horizonte Centro
Rua Espirito Santo, 284
Esquina de Caetés
Tel : (031) 222 33 90

Il est très bien, on a deux chambres séparées. Prix de la chambre 22500 CZ (3,70 Fr par personne).

Dîner un peu plus bas au carrefour, rua Espiritu Santo à la "Casa de Angelo". C'est un restaurant italien.
Pizza très bonne. Des lasagnes très mauvaises. Un pudim bon mais trop sucré.

Dimanche 30 Avril 1989 - Jour 18

Toujours à Belo. Les filles se lèvent à 4h15. Elles, elles partent pour les chutes d'Iguaçu en avion. Moi je ne les accompagne pas car j'y suis déjà allée, en 1986, et je vais aller directement sur Rio de Janeiro.

Moi j'ai redormi. Je me suis réveillée à 7h30 comme d'habitude.
Petit déjeuner mais pour payer la note c'est très très long. Il y a beaucoup de monde.

DE BELO HORIZONTE À RIO DE JANEIRO

Je pars vers 8h45 bien passées. Il y a la queue pour le bus, au moins 20 mn de queue, une seule queue. Je prends le bus de 9h30. Moins d'1 czn et surprise, le bus met 40 minutes. Je croyais qu'il allait mettre 1h20 ! Et je me croyais encore être à Pampulha tellement ça a été vite.

À l'aéroport de Confins il faut monter au premier étage par une espèce de toboggan pour s'enregistrer. Je ne me souviens vaguement d'être venu là, et qu'au deuxième étage il y a une terrasse en plein air avec vue sur les avions.

J'ai pas mal d'attente. Il y a une grande télévision dans la salle d'attente.

On embarque à 11h15 puis... 11h45. Mais l'avion mais quand même une heure.
On a des petits sandwiches et un bon gâteau au chocolat.

RIO DE JANEIRO

Le temps est magnifique sur Rio. On voit toutes les maisons. Mais l'avion arrive au bout de piste. On parcourt toute la piste au pas lent. Puis je prends un taxi à l'aéroport.

J'arrive à peu près à 13h30 à l'appart de Vera pour apprendre qu'Henri a téléphoné. On avait convenu de se rejoindre à Rio. Je reste à l'appart jusqu'à 15 hres, mais Monsieur n'est toujours pas chez lui.

Alors, ras-le-bol. Je pars à la plage devant l'Othon, mais à 16 hres le soleil se cache.

Vers 18 hres téléphone. On peut enfin se parler Henri et moi.

Soirée à la Scala...
J'ai vu le roi Momo... Je me suis couchée à 2 hres du matin, sans envie de dormir, mais je m'endors tout de suite.

Lundi 1er Mai 1989 - Jour 19

RIO DE JANEIRO

Réveil quand même à 7h30 à cause encore des travaux dans la cour, même un 1er mai.
J'ai un peu mal au crâne...
Très beau temps ensoleillé. Très, très chaud plus de 30°.

Le matin : d'abord mes appels téléphoniques, que je fais de la rue, et puis je vais jusqu'à Tele RJ. Je discute au téléphone pendant une demi-heure et ça me coûte moins de 3 czn pour deux appels.

Puis je fais les courses et je mange.
Puis je vais à la plage. C'est un jour férié. et qu'est-ce qu'il y a comme monde ! Il y a de grosses vagues. Je ne me baigne pas, la mer est froide. J'y reste jusqu'à 16 hres parce qu'après le soleil se couche.

Soir : on sort toujours vers... 21h30 avec le copain de Vera, João. On va au restaurant "Sol e Mar" à Botafogo. Langouste. Il y a une vue magnifique mais aussi des moustiques. On rentre à 2h30 du matin.

Mardi 2 Mai 1989 - Jour 20

RIO DE JANEIRO

De longue queue devant les banques. Le temps est nuageux. Je vais faire du shopping. Quel travail de trouver un tanga, j'en trouve deux à 13/15 czn, et puis plein de disques, j'en achète cinq pour 150 Fr. J'achète un disque en promo environ 18 Fr.. Le prix normal ça coûte environ 30 Fr.

Il est déjà 14 hres. Je vais à la plage, devant l'Othon. Il fait pas très beau. Jusqu'à 16 hres.

Le soir, mes copines arrivent à l'appartement 20 hres, d'Iguaçu.

Mercredi 3 Mai 1989 - Jour 21

RIO DE JANEIRO

Matin : shopping dans la rua Nossa Senhora de Copacabana.
Odile est malade.

Je vais à la plage. Vers 15 hres je voulais quitter la plage mais les copines me rejoignent. Du coup on se baigne.

Ensuite on prend le bus vers le Centro, vers le Pão de Açucar. Mais la nuit tombe.

Le soir, les copines vont à la Scala, moi j'y suis déjà allée.

Jeudi 4 Mai 1989 - Jour 22

RIO DE JANEIRO

Matin : les copines vont visiter le Centro. Moi je rejoins Henri à la plage. On y reste jusqu'à 15 hres. Puis on prend une bière sur l'avenue Atlântica. Il y a des vendeurs de loto, et des musiciens, et des marchands de ballons.

On fait un tour dans ce quartier où loge Henri et je rentre à 21h30 en taxi.

Vendredi 5 Mai 1989 - Jour 23

RIO DE JANEIRO

Il fait pas beau. Je fais du shopping, du change, et on va au Jardin Botanique.

J'ai rendez-vous à 18 hres avec Henri. J'arrive en retard à 18h30 (bus 403).
On bosse jusqu'à 0h30 à faire du montage.

Je vais dîner avec Henri à... 1hre du matin, avenue Atlântica près de chez lui.
Je rentre à 2 hres du matin.

Samedi 6 Mai 1989 - Jour 24

RIO DE JANEIRO

Ce matin il pleut. Je vais jusqu'à la rue Nossa Senhora, puis dans Copacabana.
L'après-midi je vais à Rio Sul.

Le soir : churrascaria "Jardim", rua da Republca do Peru. Rentrée à minuit.

Dimanche 7 Mai 1989 - Jour 25

RIO DE JANEIRO

Pluie averse toute la journée. Il fait à Rio 22/23° !!!...
Le matin on va visiter le quartier de Santa Teresa par le bonde (le bondinho).
On aperçoit le Maracana.

On déjeune avec Vera.

À 17 hres je vais continuer le montage chez Henri jusqu'à 19h30.

DE RIO DE JANEIRO A PARIS

On part pour l'aéroport à 20h30, pour un vol Varig à 22h30 qui part au final à... 23 hres.
On a 10h10 de vol.

J'arrive à dormir entre 2 hres et 8 hres du matin. Réveillée vers 8 hres. Il fait très froid. Café express.
Atterrissage à l'heure à 14h20.

Il fait beau temps à Paris. Le ciel est bleu.

Vol international : Varig : 5950 Fr.

Vols intérieurs :
De Salvador à Rio de Janeiro : 113 czn (372,9 Fr)
De Belo Horizonte à Rio de Janeiro : 45 czn (180 Fr)

Dépensé sur place 3200 Fr.
Total des dépenses 9150 Fr.